أنت هنا:Articles en français»La salafiya est vérité, le chiisme est fausseté

La salafiya est vérité, le chiisme est fausseté

  • Toufik Amrouni
L'Article a été vu 1264 fois

 

Certaines personnes profèrent cette phrase aberrante, promue et diffusée à dessein dans le paysage médiatique, et qui consiste à dire : « Nous voulons protéger l’Algérie du chiisme et du salafisme. ». Ce genre de conspiration ourdie contre l’islam sera malgré tout éventé par toute personne lucide et subtile, qui décèlera l’erreur contenue dans l’emploi de la conjonction« et » dans la phrase, car elle entretient l’illusion de la similitude entre ces deux courants qui sont parfaitement opposés.

 

La différence entre la salafiya et le chiisme est semblable à celle qui sépare le blanc du noir et le vrai du faux. La salafiya est un appel à la sounna, le chiisme un appel à l’hérésie ; la salafiya prêche l’islam authentique, le chiisme pousse les gens à pratiquer un islam dévoyé et étranger à notre société ; la salafiya suit la voie et la méthode des savants, le chiisme emprunte les chemins tortueux des ignorants et des hérétiques. Ibn Taymiya énonce une vérité suprême à ce propos dans « Minhadj Es-Sounna »(4/135) en disant : « Nul parmi les disciples des quatre imams[1]n’est soupçonné de chiisme, car la méthode des savants religieux en est vraiment éloignée. »En guise de commentaire, le savant de Harrane écrit dans un autre passage du même livre (6/303) : « car le chiisme tire son origine de gens hérétiques et menteurs dont l’objectif est de nuire à l’islam. »

 

Le chiisme rafidhite est un danger imminent qui menace l’existence même de notre nation, la salafiya, par contre, établit un lien fort avec la Révélation. Ses adeptes comptent parmi les gens qui s’appliquent le plus à suivre la voie des savants qui s’efforcent de diffuser la science religieuse, la Sounna et la bonne direction au sein de la communauté musulmane. Ils ne cherchent ni à menacer la sécurité de la nation, ni à douter de sa référence religieuse authentique, ni à éveiller des courants idéologiques sectaires.

 

La meilleure preuve de la bonne foi des salafis réside dans leur non-appartenance à une organisation secrète. Comment peuvent-ils alors semer la corruption sur terre ou jeter le trouble dans leur nation !

 

Nous disons à ces gens qui entretiennent encore le doute : pourquoi ne respectez-vous pas l’éthique religieuse pour débattre avec les salafis d’une manière convenable en les soumettant aux jugements du Livre et de la Sounna en suivant la voie des Pieux Prédécesseurs de cette communauté ?Donnez ensuite libre cours au combat des preuves et des arguments.

 

Ne dédaignez pas la vérité qu’ils détiennent. Renoncez à vos artifices et à vos manœuvres malhonnêtes. Cessez de parler sans connaissance. Si vous voulez réellement protéger notre référent religieux, faites-le avec force preuves et connaissances, en usant de discernement dans la recherche de la vérité et dans le débat serein, conforme aux bonnes mœurs pratiquées par les savants érudits. Ne vous lancez pas dans l’invective, la diffamation, le rabaissement et l’élimination pure et simple de l’adversaire.

 

Il est vrai que l’Algérie doit être protégée du chiisme et de toutes les sectes dissidentes, mais il est faux de croire que la salafiya doit en être supprimée. Cette école mérite plutôt d’être protégée et entretenue, car liée au terreau religieux de notre pays. Rappelons d’ailleurs que la renaissance religieuse et scientifique de l’Algérie a été enclenchée par l’imam Ibn Badis – qu’Allah lui fasse miséricorde – qui était un savant salafi, fortement attaché au Livre et à la Sounna, interprétés conformément à la voie des Pieux Prédécesseurs. Cet illustre théologien rejetait les hérésies et les innovations religieuses. Son appel à l’islam se conformait à la voie et à la méthode des savants.

 

Cela démontre, si besoin est, que la salafiya est profondément enracinée dans ce pays et qu’elle n’y est pas un courant étranger. Quiconque essayera de la réduire au silence, ses efforts se heurteront au mur de l’impossibilité.



[1] Il s’agit des fondateurs des quatre principales écoles juridiques du sunnisme : Abou Hanifa, Chaféi, Malek Ibn Anas et Ahmed Ibn Hanbal.