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?La Salafiyya est-elle un danger sur l’Algérie

  • Groupe de prédicateurs
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Au Nom d’Allâh, Le Très-Miséricordieux, Le Tout- Miséricordieux

 

Communiqué

La Salafiyya est-elle un danger sur l’Algérie ?

 

La Louange appartient à Allâh qui a gratifié Ses serviteurs par la guidée et la religion de vérité, et que la prière et le salut soient sur Son Prophète qui a guidé au plus droit chemin et au meilleur sentier, de même que sur sa famille et ses compagnons, les honorables, les bénis.

Cela dit, au sein des événements qui courent, et des compagnes destinées à déformer l’image de l’islam, ainsi que la nuisance ayant l’objectif de porter atteinte à ses portants, ses prédicateurs et ceux qui s’affilient à lui : s’élèvent les voix, et se taillent les plumes, et les médias ont osé jeter une idée au milieux des instruits et de l’ensemble de la communauté, voulant qu’elle murisse afin de devenir un jugement et une coutume que les générations héritent, les langues transmettent, et par laquelle les journaux se noircissent ; cette idée est que la Salafiyya n’a pas de relation avec la vraie religion, et qu’elle est un danger sur les habitants de l’Algérie, et qu’il n’y a pas de différence entre elle et le reste des groupes, des voies déviées qui appellent aux hérésies, à l’égarement et au détachement de la religion de la communauté telles qu’El Qadyâniyya, El Bahâ’iyya, et Ar-Rafidha les Chiites et autres.

Une telle idée, s’épanouit pour devenir comme une sculpture sur les pages des journaux, une parole que les langues répètent et qu’on porte à la connaissance de tous les gens  dans les assemblées médiatiques, culturelles et religieuses. Cela sans aucune réfutation ou contestation, ni de l’appliquer à la balance de la critique scientifique fondée. Tout ceci est un rejet du droit et une usurpation des dus des gens.

De plus, un tel jugement injuste ne doit pas être livré au silence et à l’oubliette, car il porte une illusion, un égarement et une falsification. De même, il accuse de tromperie une prédication affranchie et bénie, qu’on n’a connu d’elle et de ses portants, à travers l’histoire, qu’une belle réputation, et un bon rappel dans tous les pôles. Et cet état de fait occasionne autant de répugnance causée par l’injustice, et de chagrin de l’outrance portée contre le plus sacré de ce qu’on possède : à savoir la religion.

Ceci dit, il ne convient pas du tout de dresser de tels jugements iniques, qui ne reposent pas sur un fondement religieux, ni rationnel, ni réel et ni déduit d’une étude scientifique.

Et puisque ceux qui émargent ci-dessous sont de ceux qui s’affilient à la Salafiyya et de ceux qui la prêchent, ils ont considéré de parler haut en face de ces propagandistes de ce mensonge en disant : la Salafiyya n’est pas un danger sur l’Algérie, ni sur aucun parmi les gens. Et comment peut-elle être un danger, alors qu’elle est la prédication de la science, de la sécurité, du salut et de la miséricorde. Son slogan et son emblème sont la sounna du maître des Envoyés –prière et salut d’Allâh sur lui-, qui a dit : « Certes, je ne suis qu’une miséricorde offertes ».

La Salafiyya est le bouclier solide par lequel est préservée la religion de cette communauté, et ce depuis le temps d’Abou Bakr –qu’Allâh l’agrée- les jours de l’apostasie, puis passant par l’épreuve de la création du Qour’ên ; les jours de l’imam Ahmed –qu’Allâh lui fasse miséricorde-, et arrivant au temps d’ibn Teymiyya –qu’Allâh lui fasse miséricorde- lors de la fitna des Tartares, ainsi pour arriver enfin à notre époque et surtout dans notre pays bien aimé, aux jours de l’Association des Oulémas Musulmans Algériens, avec sa génération salafie exemplaire, à l’exemple d’ibn Badis, el Ibrâhîmi, el ‘Ouqbi, Atebessi, et Moubârak el Mîli et autres –qu’Allâh leur fasse miséricorde-. Cela jusqu’à ce que la fitna (dissension) et la tuerie aient soufflé dans nos maisons, en détériorant l’agriculture et la progéniture.

À ce moment on a trompé beaucoup de jeunes, qui ont porté les armes et rejoints les maquis. Ainsi, il ne s’est retiré parmi eux de la pensée des Kharidjites, et ils ne se sont préservés, à la base, de se polluer de cette idéologie pernicieuse, que grâce aux fatwas, conseils et orientations des savants de la prédication salafie à notre époque, tels que le cheikh Ibn Bêz, le cheikh El Albêni et le cheikh Ibn ‘Outheymîn –qu’Allâh leur fasse miséricorde- à tous. Pourquoi donc ce reniement et cette injustice dans le jugement !? Alors qu’Allâh –Très-Haut soit-Il- dit ﮈ Et quand vous parlez, soyez équitablesﮉ El An‘êm (Les Bestiaux), v. 152.

La Salafiyya est un appel aux Textes de la Révélation (le Livre et la Sounna), de s’y attacher, de les pratiquer, de les vénérer et d’être attentifs à ne pas les opposer. C’est seulement avec cela que se réalise la guidée qui ne se souille d’aucun égarement, et se réalise la sécurité qui ne se suit d’aucune peur, et le bonheur qui n’est entaché d’aucun malheur, et la sérénité qui ne se joint à aucun danger ; Allâh –qu’Il soit Très-Haut- a dit ﮈQuiconque suit ma guidée ne s’égarera ni ne sera malheureuxﮉ Tâha, v. 123.

Oui ! La Salafiyya est un danger sur tout descendant hérétique, qui mange avec son hérésie (bid‘a). Elle est également un danger sur tout superstitieux qui se réjouit du charlatanisme et de la superstition pour rire sur les raisons des gens. Elle est aussi un danger sur tout sectaire qui s’apaise de sa secte, même si elle s’oppose à la sounna de son Prophète –prière et salut d’Allâh sur lui-. Elle est de même un danger sur tout adorateur des tombes, qui vit de ce que ramasse les gardiens de ses tombes des poches des naïfs parmi les gens. Et elle est un danger sur tout laïque qui sépare la religion de l’Etat  et l’éloigne de la gouvernance. Elle est en outre un danger sur toute prédication déviée et destructrice, qui appelle à s’insurger contre le gouverneur et à effuser le sang. La Salafiyya est donc un danger sur toute prédication qui sort de la voie des gens de la Sounna et du Groupe, et ne suit pas son sentier.

Ceux-là et leur semblables voient dans la Salafiyya un danger envahissant, qui menace leurs trônes, et abat leurs fondements et démolit leurs édifices imaginaires, car elle est une prédication qui fait revenir les gens à leur religion limpide, et à leur islam indemne de toute hérésie et égarement, et de toute déviation qui entache sa clarté et déforme sa beauté.

Ainsi, il n’y a pas de place au charlatanisme, à la superstition, aux hérésies, à l’imagination, à l’illusion et à la conjecture. La base est seulement la preuve et l’argument qui s’appuient sur la science religieuse authentique.

Par ailleurs, cet injuste jugement nous rappelle les annonces des politiciens de la France coloniale, et ses responsables aux temps du cheikh, l’érudit Ibn Badis et ses frères –qu’Allâh leur fasse miséricorde- ; ces politiciens voyaient en eux un vrai danger sur leur Etat, alors qu’ils n’étaient que des prédicateurs d’une Salafiyya propre, qui délivre les raisons endormies par l’intermédiaire des hérétiques et des charlatans qui commercent au nom de la religion, ceux dont le colonisateur s’est servi de leur règne sur les âmes afin d’ancrer son pied sur la terre de l’Algérie.

Par ailleurs, certains peuvent s’opposer à nous en disant que l’excuse de ces commerçants, est le fait que le concept de la Salafiyya est devenu aujourd’hui un concept qu’on utilise pour parler de beaucoup de prêcheurs du désordre, de la révolte et de l’insurrection contre les gouverneurs. Nous disons en guise de réponse à ceux-là :

Aujourd’hui nous n’avons pas besoin de rétablir à nouveau qu’il n’y a pas de contestation en les concepts ; et que le principal est le sens et le signifié. Ainsi, la Salafiyya est un concept dans le sens est : une voie scientifique (religieuse) et pratique dont la source est le Livre et la Sounna, selon la compréhension des pieux prédécesseurs –qu’Allâh les agrée-. C’est aussi un appel à la sincérité dans l’adoration donnée à Allâh Seul, de s’attacher au Groupe et de désavouer la division, et d’obéir à celui qui détient l’ordre (le gouverneur). Donc, la Salafiyya est un concept synonyme à celui « des gens de la Sounna et du Groupe » ou celui « des gens du Hadith ». Et que quiconque adhère à une idéologie ou à un style contraire à cette voie, ne peut être considéré parmi la Salafiyya ni le décrire par elle.

De ce fait, il n’appartient pas, du tout, à la Salafiyya celui qui a suivi le style de l’anathématisation et de l’abandon, qui suit le chemin de l’agression en tuant et en bombardant, en kidnappant et en semant l’effroi, ceux qui prennent cela comme moyen de prédication, de recommander le bien et d’interdire le mal. Voire, ces derniers et leurs similaires marchent sur une ligne parallèle à la Salafiyya. Ils ne se rencontrent jamais avec elle du moment qu’ils persistent sur leur méthode.

Et malgré cela, nous trouvons plusieurs gens (plumes et langues) qui s’expriment dans les médias en utilisant à tort ce concept, et en dehors de sa vraie utilisation, ils le collent par abus à ceux qui en vérité ne sont pas de ses partisans. Ils l’appliquent à ceux qui ont égaré leurs voies, perdu leurs moyens, qui se sont déviés de la saine nature, en dehors de la Salafiyya propre. Ils les nomment, frauduleusement, As-Salafiyya El Djihâdiyya (la Salafiyya djihadite !).

L’étonnement ne s’arrête pas de ces gens qui utilisent mal ce concept en le plaçant en dehors de sa signifiance. Cela au détriment de la clarification que font les gens de science, que l’affiliation à cette prédication bénie de ces révolutionnaires, de ces anathématisateurs et de ces sectaires est incorrecte, et qu’ils n’ont aucune relation avec elle. Mais, l’étonnement cesse quand nous savons que leur agissement n’est pas innocent. Car ils ont l’objectif de faire passer un message et de fixer une image, laquelle est de déformer ce concept, et ce qu’il contient de sens authentiques et de fondements suprêmes et éminents, afin de faire détester aux gens de se réunir autour des savants de cette prédication et de ses portants.

En vérité, il y a en cela une adaptation avec des cercles occidentaux parmi les juifs et les chrétiens. Ceux-ci sont effrayés de voir les jeunes dans beaucoup de régions du monde revenir à s’appliquer à cette prédication bénie, et de suivre ses pas. Ils ont ainsi considéré que parmi les moyens de stopper ce retour salafi, est le fait de brouiller les feuilles, d’amalgamer les sens, d’obscurcir les choses et de feindre. Le but étant d’égarer les gens et de frauder, pour arriver avec cela à combattre la Salafiyya, sous le nom de sécher les sources du terrorisme et de couper sa trace. Sinon l’exactitude atteinte par les raisons occidentales dans leurs sciences matérielles, ne peut trébucher sur la détermination d’un concept dont les sens sont apparents, et les repères sont très clairs. Mais, c’en est le stratagème et l’intention tendancieuse, de même que l’aversion enfouie (dans leurs âmes) contre la vraie religion d’Allâh, et contre la Sounna du maître des Envoyés –prière et salut d’Allâh sur lui-.

Enfin, le reproche ne cesse pas à quiconque ayant utilisé un concept, jusqu’à ce qu’il saisisse ses sens et comprenne ses visées, afin qu’il soit véridique dans ses propos, juste dans son jugement, et loyal dans ce qu’il transmet. Cela afin qu’il ne soit pas égaré en lui-même, et ni égareur à sa communauté. Et Allâh connaît les visées, et c’est Lui qui guide au droit chemin.               

Les signataires :

Pr. Mohammed Ali Ferkous  Dr. Abd EL Madjid Djemaa   Dr. Réda Bouchama

Le cheikh Abd El Hakim Dehas   le cheikh Azzedine ramadani  Dr. Abd El Khalek Madi   le cheikh Toufik Amrouni  le cheikh Omar El Hadj Messaoud  le cheikh Abd El Ghani Aoussat   le cheikh  Nadjib Djelouah  le cheikh Lazhar Snigra   le cheikh Athmen Aissi 

Traduit de l’arabe par :

Abou Fahîma Abd Ar-Rahmên EL Bidjê’î