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Épître sur la science islamique Son mérite et ses bienfaits

  • Abd El Ghani Aoussat
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Épître sur la science islamique

Son mérite et ses bienfaits

Par son Excellence, le vertueux cheikh

Abd El Ghani AOUSSAT

-Qu’Allâh le préserve-

Traduit de l’arabe et préfacé par

Aboû Fahîma cAbd Ar-Rahmên El Bidjê’î

Nouvelle édition électronique, relue et augmentée

(Djoumêda El Oûla 1435/Mars 2014)

Préface

La Louange est Allâh qui a créé l’être humain et lui a appris ce qu’il ne connaissait pas. Et que la Prière et le Salut soient sur le meilleur homme qui transmit la science et enseigna les gens : Mouhammed Ibn cAbd Allâh ; ainsi que sur les membres purifiés de sa famille, les détenteurs des sciences et des sagesses. De même que sur l’ensemble de ses compagnons bénis, les possesseurs des vertus, des hauts égards et des fortes volontés.

En effet, notre Seigneur -à Lui la Toute Puissance- s’est adressé à eux en affirmant leur bienfaisance et leur foi, et en louant leur recommandation du bien et leur interdiction du mal. Il a dit2 -qu’Il soit Béni et Très-Haut- « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le bien, interdisez le mal et croyez en Allâh. » Êl cImrân (La Famille d’Imran), V. 110.

Cela dit, il est certes des meilleures affaires que les personnes sagaces et pieuses tâchent d’acquérir, et pour lesquelles les savants vertueux passent leur vie à les diffuser et les propager : la science islamique édifiée sur le Livre et la Sounna, et d’après la compréhension des pieux prédécesseurs de cette nation.

De ce fait, plusieurs versets évidents et précis ont été révélés à ce sujet. De même, de multiples hadiths authentiques, clairs et francs y ont été également rapportés. Des textes qui affirment le mérite et l’honneur de la science et de ses partisans, d’entre les doués de compréhension dans la religion. Une science qui les a éclairés dans leur cheminement vers le Seigneur des mondes. Ceci tout en invitant les musulmans à larechercher, la pratiquer et la répandre, aussi.

Ainsi, démontrant l’inestimable mérite du savoir et des savants, Allâh -qu’Il soit Exalté et Très-Haut- a dit : « Dis : ‘’ sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? ‘’ » Az-Zoumar (Les Groupes), V. 09 ; et Il a dit aussi : « Telles sont les paraboles que nous citons aux gens ; cependant, seuls les savants les comprennent. » El cAnkaboût (L’Araignée), V. 43 ; et Il a dit également : « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent véritablement Allâh. »tir (Le Créateur), V. 28 ; et Il a dit aussi : « Et au-dessus de tout homme détenant la science, il y a un savant plus docte que lui. » Yoûssouf (Joseph), V. 76.

De plus, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Celui qui emprunte un chemin afin de rechercher une science sera dirigé vers un des chemins du Paradis ; et les Anges baissent leurs ailes pour celui qui recherche la  science, car Allâh l’agrée. Certainement, les créatures des cieux et des terres implorent le pardon pour le savant, même les poissons dans la mer. Et le mérite du savant par rapport à l’adorateur est pareil au mérite de la pleine lune sur le reste des astres. Certes, les savants sont les héritiers des Prophètes ; certes les Prophètes n'ont laissé en héritage ni Dirham ni Dinar, mais ils ont donné la Science en héritage. Celui qui en prend possession (l'apprend) aura certes en possession un bien abondant.» Rapporté par Abou Dêwoud, ibn Mêdja, Ahmed et d’autres.

Déduisant le mérite des savants du hadith qui précède, l’érudit Ibn Djamêca -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit : « Ce degré et ce statut te suffisent pour dénoter la gloire, la fierté, l’honneur et la réputation noble [des savants].

Car sans aucun doute, autant qu’il n’est point de grade supérieur à celui de la Prophétie, il n’est également pas d’honneur au-dessus de l’honneur de l’héritier de ce grade (cela veut dire la science). »

De même, il a dit au sujet de la recherche du savoir et du profit que tire l’étudiant des invocations que lui font les Anges et autres : « Et sache aussi qu’il n’est pas de grade supérieur à celui des gens pour qui les Anges et autres s’occupent de demander le pardon d’Allâh, de leur faire des prières et baissent leurs ailes pour eux. Et puisque les gens rivalisent à se faire profiter des prières des hommes pieux, ou de ceux que l’on croit l’être ; que serait alors le cas avec les prières des Anges ?... » Voir, pour les deux citations, Tadhkiratou-s-Sêmici W-el Moutakallimi Fî Adabi-l cIlmi W-el Moutacallimi (Le Rappel pour celui qui écoute et celui qui parle au sujet de l’éthique de la science et de l’apprenant), pp. 43 et 52.

En vérité, cela devrait attiser les esprits et renforcer les volontés pour aller de l’avant dans la recherche du savoir.

Donc, qu’on se hâte d’acquérir la science, d’étudier l’islam et l’apprendre. Car, sans aucun doute, celui qui connaît n’est point pareil à celui qui ne connaît pas. Et plus l’homme accroît son niveau de connaissance, plus il se débarrasse de l’ignorance dans laquelle il est né. Et il se rapproche davantage de son Seigneur -Pureté à Lui-, autant que son ignorance le quitte.

Ainsi, il sera digne de recevoir les bienfaits d’Allâh, Ses faveurs et Ses grâces. Allâh -Le Très-Haut- a dit :« Allâh élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu la science. » El Moudjêdala (La Discussion), V. 11.

Cela étant dit, c’est en raison de tous ces motifs louables et distingués, et ces visées nobles qu’a été élaborée cette épître. Elle est de volume très simple, certes ; mais son objectif et son apport sont extrêmement importants. Cette importance se manifeste notamment à travers les différents textes que l’auteur a compilés. 

Notre honorable et vertueux cheikh Abd El Ghani Aoussat -qu’Allâh le préserve-s’est employé à l’écrire dans le souci de rappeler à ses frères musulmans, particulièrement les jeunes, l’ampleur du savoir religieux, et le mérite de la science et son honneur. Espérons nous que cette épître parviendra à motiver nos jeunes, et éveillera leurs volontés afin d’apprendre et de rechercher la science.

Car, c’est avec la science bénéfique et sa pratique, que notre communauté islamique sera la meilleure communauté que les peuples ont eu l’occasion de connaître. Allâh -qu’Il soit Béni et Très-Haut- a dit : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le bien, interdisez le mal et croyez en Allâh. » Êl cImrân (La Famille d’Imran), V. 110. 

À la fin, nous demandons à Allâh -Béni et Très-Haut soit-Il- par ses Noms les meilleurs et Ses Attributs les plus hauts, de rendre cette épître très profitable, et nous Le prions -qu’Il soit Exalté- d’attribuer la meilleure récompense à notre cheikh Abd el Ghani Aoussat, pour ses efforts évertués qu’il n’a de cesse de déployer afin d’instruire les musulmans et de répandre les sounan (pratiques) de cette religions pleine de rectitude, âmin !

Abou Fahîma cAbd Ar-Rahmên

Béjaia, le 19 Mouharram 1432

25/12/2010 G.

Introduction

Certes, la Louange est à Allâh, nous Le louons, implorons Son Secours et Lui demandons le Pardon. Nous nous protégeons par Allâh contre le mal de nos propres âmes et contre les maux engendrés par nos mauvaises actions. Celui qu'Allâh guide, nul ne pourra l'égarer, et celui qu'Il égare nul ne pourra le guider. Et j'atteste qu'il n'y a point d’adoré à part Allâh, Seul sans aucun associé ; et j'atteste que Mouhammed est Son serviteur et Messager.

Ceci dit, Allâh -Très-Haut soit-Il- n’a jamais préféré une chose à d’autres sans que celle-ci ne contienne des vertus hautement distinguées ; et sans qu’elle n’englobe des sujets nobles dont le profit est général et embrasse de plus grandes masses de gens.

De ce point de vue, la science profite aux gens beaucoup plus qu’autre chose. Et le besoin des gens à la science est en vérité plus pressant que leur besoin à manger et à boire.

L’imam Ahmed -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit : « Le besoin des gens à la science est beaucoup plus grand que celui de manger et de boire. Car, l’homme a besoin de manger une ou deux fois par jour, tandis que son besoin de la science est au nombre de ses souffles. »

De même, lorsque l’individu recherche la science et l’apprend, cela est considéré comme étant un des plus importants actes d’obéissance par lesquels il se rapproche d’Allâh -Pureté à Lui-.

Dans ce sens, certains gens de science ont dit : « La science est une salat (prière) discrète, et une adoration du cœur. » La science est également la meilleure tâche pour laquelle nous dépensons notre temps et fournissons des efforts. Car, grâce à elle, le serviteur obtient les plus hauts degrés de la connaissance et les niveaux les plus élevés de la gloire.

Allâh -qu’Il soit Très-Haut a dit- : « Allâh élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu la science. » El Moudjêdala (La Discussion), V. 11. Et Il a dit également –Très-Haut soit-Il- : « Nous élevons en rang qui Nous voulons. Et au-dessus de tout homme détenant la science, il y a un savant plus docte que lui. » Yoûssouf (Josef), V. 76.

De plus, la science permet à celui qui la détient d’obtenir les honneurs les plus distingués auprès d’Allâh, de même qu’il sera digne d’apporter les plus beaux témoignages, tel que notre Seigneur -Exalté soit-Il a dit- : « Allâh atteste, et aussi les Anges et les doués de science, qu’il n’y a point de divinité à part Lui, Le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, Le Puissant, Le Sage. » Êl cImrân (La Famille d’Imran), V. 18.

En vérité, cette attestation seule suffit pour arguer de l’honneur et du mérite inégalés de la science. D’ailleurs, comment ne pourrait-on pas la considérer ainsi, alors qu’Allâh a cité ceux qui la détiennent en troisième position. Et ce après avoir commencé par Lui-même et mentionné les Anges ensuite.

Outre cela, la science est un indice qui met en exergue la crainte révérencielle des oulémas. Allâh -à Lui la Pureté- a dit : « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent véritablement Allâh. » tir (Le Créateur), V. 28. La science est également une Lumière par laquelle on se fait guider dans les ténèbres des doutes et de l’ignorance. Elle apaise les cœurs et les âmes et les préserve contre tout désir et ambigüité, qui pourraient les altérer ou les corrompre.

Aussi, elle est le socle de tous les actes et échanges interpersonnels. Et elle est une condition inévitable pour la validité des œuvres et des paroles et autres façons d’agir.

La science est aussi un accès sûr vers les différentes adorations et obéissances. Allâh -Le Très-Haut- a dit : « Sache qu’en vérité, il n’y a point de divinité à part Allâh. » Mouhammed, V. 19. Allâh a commencé par la science en utilisant l’impératif « sache » ; ceci revient à sa très grande importance de même qu’à son facteur conditionnel concernant l’accomplissement des œuvres.

Ainsi, sur la base de la science, les savants ont établi des règles et des postulats tels que celui de l’imam el Boukhâri dans son Sahîh (l’Authentique d’el Boukhâri), au début du chapitre de la science : « la science avant le dire et le faire. »

En fait, la Science est le mobile qui incite à accomplir les œuvres de bien et à acquérir les bonnes rétributions. Elle empêche également de commettre les péchés et les œuvres de mal. Car elle aide l’homme à se raffermir dans le droit chemin, qui celui-là même, débouche sur les portes du Paradis. Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Celui qui emprunte un chemin afin de rechercher une science, Allâh lui en facilitera un chemin vers le Paradis. » Rapporté par Mouslim.

De plus, la récompense que l’on récolte de la science profite à son détenteur autant dans la vie présente et dans l’autre. À ce sujet, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Quand le fils d’Adam meurt, toute son œuvre cesse, excepté trois choses : une aumône dont l’intérêt perdure, ou une science profitable, ou un enfant pieux qui prie Allâh en sa faveur (du parent). » Rapporté par Mouslim.

Donc, celui qui acquiert la science a en vérité acquis un bien énorme et un mérite hors pair. Et il sera aussi méritant d’atteindre le bien divin qu’Allâh accorde aux gens de science.

Dans ce même rapport, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Quand Allâh veut du bien à une personne, Il lui accorde la compréhension de la religion. » Rapporté par el Boukhâri et Mouslim.

Par ailleurs, c’est grâce à la science qu’on parvient à connaître Allâh, Ses Noms, Ses Attributs et Ses Actes et bienfaits. La science guide aussi l’homme vers le sentier d’Allâh, et le rend capable de discerner entre le licite et l’illicite, et de distinguer l’obéissance de la désobéissance ; et c’est la science qui permet de différencier entre les cinq jugements d’imposition légale [l’obligé, le souhaitable, le permis, le détestable, et l’interdit NDT]. Jugements qui conditionnent tous les actes du croyant et définissent leurs statuts religieux.

Sans aucun doute, la science est la clé de la réforme du serviteur et le seuil de son succès et de sa félicité, d’autant plus que c’est par elle qu’il arrivera à réaliser ce qui lui serait avantageux et se détourner de ce qui pourrait lui nuire.

Et puisque les bienfaits de la science sont de taille, multiples et variés, en vérité, on ne pourrait les cerner, ni les dénombrer. Raison pour laquelle on ne devrait pas se distraire de remercier Allâh -à Lui la Puissance-. Notamment lorsqu’on apprend que toutes les créatures implorent le pardon d’Allâh au profit de ceux qui enseignent la science.

Et c’est justement pour atteindre son sommet et réaliser ses mérites et son bien, qu’Allâh a intimé aux gens d’étudier tel qu’Il l’a également ordonné à Son Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- en lui disant : « et dis : ‘’ Ô mon Seigneur, accroît mes connaissances ! ‘’ » Tâha, V. 114.

Très certainement, s’il y avait une chose meilleure que la science, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- aurait imploré son Seigneur de la lui attribuer. C’est pour cette raison que les Prophètes étaient plus dignes de la recevoir, et d’en recevoir ses bienfaits.

Cela dit, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a emprunté les voies qui mènent à la connaissance, de même que notre maître Moûssa (Moïse) qui, lui aussi, a traversé la mer afin d’apprendre et d’augmenter son savoir, ce qui le fît dire à son enseignant : « puis-je te suivre, à la condition que tu m’apprennes de la science qu’on t’a apprise, et qui me profitera pour suivre une voie droite. » El Kehf (La Caverne), V. 66.

Suivant ce même cheminement, les pieux prédécesseurs [Es-Selef As-Sâlih]ont supporté dans la cause de l’acquisition des sciences d’innombrables difficultés et embûches, mais ils les ont dépassées avec fermeté et endurance inébranlables.

Au fait, les pieux prédécesseurs ont réussi à surpasser les fatigues et les maux qui s’interposaient entre eux et l’apprentissage, car ils avaient conscience que cela se transformera en aisance et concrétisera leurs espérances. En fait, ceci est le sentier des éminents et fameux érudits. Leur vie abondait de prestigieux efforts déployés dans la recherche du savoir. Leurs égards aussi en sont particulièrement remarquables comme le sont d’ailleurs leurs licences et degrés dans les différentes branches de la science.

Les pieux prédécesseurs [Es-Selef As-Sâlih] 3 ont mérité par excellence l’honneur d’avoir en héritage le savoir qu’ont laissé les Prophètes. C’est ainsi qu’ils devinrent de grands savants qui ont loyalement sauvegardé cet héritage prophétique, et qui l’ont transmis, à leur tour, aux générations suivantes avec honnêteté, patience et sagesse. Ainsi, leur dû en matière de science est évident et leur niveau est très performant.

Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : «… Les savants sont les héritiers des Prophètes ; certes les Prophètes n'ont laissé en héritage ni Dirham ni Dinar, mais ils ont donné la Science en héritage. Celui qui en prend possession (l'apprend) aura certes en possession un bien abondant.» Rapporté par Aboû Dêwoûd, Ibn Mêdja, Ahmed, et d'autres.

En effet, les Salafs étaient véritablement fiables et intègres dans l’acquisition du savoir, ainsi que dans sa transmission et sa propagation. Ils ont enseigné la science aux gens de la même manière qu’ils l’ont apprise, eux aussi, auprès de leurs maîtres et cheikhs. Ils ont consacré toutes leurs forces, leurs temps et leurs volontés à l’épurer de tout ce qui était susceptible de l’entacher et de ce qui n’en faisait pas partie. Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « De tous les descendants, cette Science sera prise par les plus justes (meilleurs ou intègres) d'entre eux. Ils en excluent la déformation des exagérateurs, l'usurpation des négateurs et la fausse interprétation des ignorants.» Rapporté parEl Khatîb et d'autres.

De ce fait, après avoir cité ces divers et variés mérites de la science et montré l’honneur de ses partisans, dans l’ici bas et dans l’au-delà, une question s’impose : les gens savants seraient-ils à la même échelle d’égalité que ceux qui ne le sont pas ? La réponse est : certainement pas !

Sans aucun doute, au regard des doués de raison, de sagesse, et de sagacité, les gens qui ne détiennent pas la science ne sont pas égaux aux gens qui la détiennent. Cela parce que la personne savante se conduit dépendamment d’une lumière émanant de son Seigneur, tandis que l’ignorant est semblable à quelqu’un qui marche dans des ténèbres dont les voiles d’obscurité se superposent les uns sur les autres. Il ne pourra en sortir que lorsqu’il aura suivi la lumière de la science.

D’ailleurs, c’est pourquoi les savants se situent aux plus hauts sommets de toute vertu, alors que les ignorants s’y trouvent aux plus bas niveaux. Donc, ils ne pourraient point être égaux. Allâh -Très-Haut soit-Il- a dit : « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent véritablement Allâh. » tir (Le Créateur), V. 28.

Alors, attachez-vous à la science, ô serviteurs d’Allâh, et tâchez de la rechercher ; car elle englobe toute sorte de bienfaits, et conduit à toute source de bien et de réforme de soi et d’autrui. Soyez sincères et véraces dans l’apprentissage, et ne visez en apprenant que l’Agrément d’Allâh -Exalté soit-Il-.

La sincérité et la véracité sont deux facteurs extrêmement importants. Voire, on ne peut les négliger. Car ils conditionnent le succès et la bonne issue dans la recherche du savoir. Ils évitent également à l’apprenant toute dérive, défaillance et défectuosité.

Enfin, la sincérité et la véridicité épargnent des tentations accablantes qui font éruption sur le chemin de la science. Mais Allâh vous suffit, et c’est en Lui seul que vous devez placer toute votre confiance.

Pureté et Gloire à Toi, ô Allâh ! J’atteste qu’il n’y a point d’adoré si ce n’est Toi. Je Te demande pardon, et je me repens à Toi.

 

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1. Cette épître était à l’origine un article publié pour la première fois en arabe (sans la préface), dans le numéro 1 de la revue islamique algérienne Manâbir El Houdâ, paru au mois de Ramadan 1421. Son titre original est Le mérite de la science et ses bienfaits. NDT.

2. Tous les Versets et hadiths contenus dans cette épître ne sont qu’une traduction de sens.

3. Es-Selef As-Sâlih : Cela veut dire les musulmans prédécesseurs, à partir du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, puis ses compagnons, leurs suiveurs ainsi que tous ceux qui suivent leur Voie jusqu’au Jour de la Résurrection. Mais parfois l’on utilise par extension uniquement le terme Selefs (ou Salafs), pour désigner les savants des trois premiers siècles méritoires. Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a témoigné de la droiture et la piété de ces gens par son dire : « Les gens les plus bénéfiques sont ceux de mon siècle, puis ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après eux Unanimement jugé authentique. Lire à ce sujet le brillant article de notre honorable cheikh Abd El Ghani Aoussat, intitulé Le suivi des pieux prédécesseurs, une voie qui mène à la vraie réforme et au Salut, également disponible dans cette rubrique.