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Le suivi des pieux prédécesseurs

  • Abd El Ghani Aoussat
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Le suivi des pieux prédécesseurs1

Une Voie qui mène à la vraie réforme et au Salut

Par son Éminence, l’honorable cheikh

Abd El Ghani AOUSSAT

-Qu’Allâh le préserve-

Traduit de l’arabe et préfacé par

Aboû Fahîma cAbd Ar-Rahmên El Bidjê’î

Nouvelle édition électronique, relue et augmentée

(Djoumêda El Oûla 1435/ Mars 2014)

Préface

Les louanges appartiennent à Allâh ; le Seigneur des mondes, le Créateur des premiers et des derniers : nous le Louons pour Ses faveurs et grâces inestimables dont la meilleure est, sans doute, le fait de nous avoir guidés à l'islam, religion de paix et de miséricorde en dépit de ceux qui tentent de la défigurer. Et que la prière et le salut d'Allâh soient sur notre modèle et exemple, à jamais, l'ultime Messager, le plus Noble des Prophètes et des Envoyés d'Allâh -Pureté à Lui-, le Maître des enfants d'Adam le Jour de la Résurrection sans aucune prétention : Mouhammed Ibn cAbd Allâh, la miséricorde offerte aux humains. De même, qu'Allâh prie et salue sur les membres de sa très Noble famille, ses pieuses et chastes épouses : les meilleures des femmes du monde entier, ainsi que sur ses honorables Compagnons : les meilleurs hommes, dans l’absolu, après les Messagers et les Prophètes d'Allâh ; des guides de vérité dont l'honneur et l'éminente valeur furent cités avant la venue même de l'islam : ce fut dans les Écritures authentiques de la Thora et l'Évangile. De même, nous invoquons la miséricorde d'Allâh pour tous les croyants, les savants à leur tête, qui ont suivi le chemin éclairé : tous ceux qui pratiquent et transmettent la religion, génération après génération, pure et limpide comme nous l'a laissée notre Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-. N'est-ce pas lui qui a dit : « Je vous ai laissé sur une voie claire de nuit comme de jour, ne s'en égare qu'une personne vouée à la perdition. »2

La définition du mot As-Salaf

Il est une distinction évidente pour tout musulman attentif à la Sounna authentique du Messager -prière et salut d’Allâh sur lui-, que pratiquer l'islam en se référant aux pieux prédécesseurs (As-Salaf As-Sâlih), n'est pas à tous les égards la même chose que de le pratiquer en s'appuyant sur des Textes interprétés à la lumière de notre compréhension personnelle, quel que soit le niveau scientifique acquis. Autrement dit, la mise en œuvre des enseignements religieux, la plus correcte qu'elle puisse être, est conditionnée par celle des savants des premières générations3 : leur entendement et leur pratique est une voie sûre et impeccable.

Le mérite de suivre les salafs

En effet, les Compagnons qui vécurent la descente du Qour'ên et la révélation de la Sounna, qui assistèrent à la mise en application du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, et qu’ils pratiquèrent eux-mêmes en se référant explicitement au modèle prophétique, ont bel et bien eu une opportunité que personne après eux n’a pu avoir. De même, les musulmans de la deuxième génération, qui est celle des Têbicîn (les successeurs des Compagnons) ont été gratifiés par l'enseignement des Compagnons. Et ainsi de suite jusqu'à la disparition de la catégorie de gens qui vécurent les trois premiers siècles (méritoires) que le Messager -prière et salut d’Allâh sur lui- a qualifiés des plus bénéfiques comme le stipule le hadith précité en note de bas de page. Ainsi, cette caractéristique de bénéfique est, successivement, prise comme héritage scientifique d'une descendance à une autre parmi ces pieux musulmans qui n'ont guère changé. Ils s'attachent et se cramponnent scrupuleusement à cette pratique ancestrale qui est celle des salafs.

L'héritage prophétique

L'Envoyé d'Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui-clarifie cet héritage scientifique transmissible dans quantité de hadiths, entre autres : « … Les savants sont les héritiers des Prophètes ; certes les Prophètes n'ont laissé en héritage ni Dirham ni Dinar, mais ils ont donné la Science en héritage. Celui qui en prend possession (l'apprend) aura certes en possession un bien abondant. »4

Il a aussi été rapporté que le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « De tous les descendants, cette Science sera prise par les plus justes (meilleurs ou intègres) d'entre eux. Ils en excluent la déformation des exagérateurs, l'usurpation des négateurs et la fausse interprétation des ignorants. »5

Ces deux hadiths indiquent clairement ce qui suit :

  1. Les savants détiennent un héritage : le savoir prophétique.
  2. Étant un héritage, cela signifie qu'ils l'ont pris tel qu'il était à l’origine. Cela revient à prouver, encore une fois, le suivi des prédécesseurs : le sens original d'un héritage transmis sans qu'il ne soit modifié.
  3. Le segment : « Celui qui en prend possession (l'apprend) aura certes en possession un bien abondant » démontre de façon précise que la science prise de cette manière signifie donc la meilleure pratique de l'islam. Car, celui qui dit science, dit pratique.
  4. Enfin, le démonstratif (déictique) : « cette », précédant le mot science, dans le second hadith, est un critère normatif qui dirige l'esprit à comprendre qu'il s'agit, sans la moindre ambiguïté, de la science de l'époque du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- et de ses Compagnons.

 

En outre, d'autres hadiths viennent renforcer toutes ces connaissances (chose qui prouve par ailleurs qu'il s'agit d'une révélation divine6), c'est-à-dire que la meilleure pratique, la caractéristique de bien, est dans l'application du Prophète, des Compagnons et des suiveurs qui viennent après eux. Ibn Mescoûd -qu’Allâh l’agrée- rapporte : « Le Messager d'Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui-  nous traça une ligne, et dit : « Ceci est le sentier d'Allâh. » Puis il traça encore des petites lignes des deux côtés, droit et gauche de la première, et dit -prière et salut d’Allâh sur lui- en montrant la longue ligne : « Ceci est mon sentier, et celles-ci [les lignes courtes] sont d'autres sentiers : sur chacun d'eux, un diable invite les gens à l'emprunter. » Ensuite, il récita ce verset7 : « Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété » El Ancêm (Les Bestiaux) 153.8

Le Qour'ên décrète de suivre les salafs

Bien plus, Allâh -Majesté à Lui- dit : « Et quiconque fait scission (Chiqêq) d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous l'abandonnerons à ce qu'il a choisi de suivre, et le brûlerons dans l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! » An-Nisê',  (Les Femmes), V. 115.

Sans nul doute, la guidée ainsi que les sentiers désignés ici sont ceux du Messager -prière et salut d’Allâh sur lui- et de ses Compagnons.

Dans ce Verset, Allâh s'adresse, en premier lieu, à tous les gens qui vécurent avec le Messager -prière et salut d’Allâh sur lui-, ce qui veut dire que le terme « Croyants », renvoie aux Compagnons, car, il n'y a aucune sagesse ni intérêt à parler à des gens de croyants qu'ils ne voient pas parmi eux et ne côtoient pas, en supposant qu’ils viendront après leur époque ?!

Le Verset décrète, en outre, une norme à laquelle nous devons tous, nous les musulmans, nous référer : les Compagnons du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- qui sont aussi ses disciples. De plus, le contexte et les Versets qui viennent avant ce dernier montrent que ce sont les Compagnons que désigne le Tout-Puissant -Pureté à Lui-. C’est pour cette raison que nous ne devons point nous en écarter.

après avoir mentionné ce verset, le vétéran du hadith à notre époque, sa sommité, l’érudit El Albêni -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit : « Dans ce verset, notre Seigneur -à Lui la Puissance et la Majesté- ne s’est pas suffi de dire (et s’Il l’avait fait, cela aura été une vérité) :‘’Et quiconque fait scission (Chiqêq) d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu, alors Nous l'abandonnerons à ce qu'il a choisi de suivre ‘’ Il a plutôt dit, et pour une sagesse majeure, que nous sommes maintenant en train de démontrer et d’expliquer, Il a dit : et suit un sentier autre que celui des croyants‘’Et quiconque fait scission (Chiqêq) d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous l'abandonnerons à ce qu'il a choisi de suivre, et le brûlerons dans l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! ‘’ Ce verset, j’espère qu’il soit fixe dans vos raisons et dans vos cœurs, et ne vous quitte jamais, car c’est une vérité aussi évidente que le fait que vous parlez, et c’est grâce à cela que vous serez sauvés d’être déviés à droite ou à gauche, ou d’être, ne serait-ce que dans une seule particule ou un seul sujet, parmi l’un des groupes non victorieux, sans dire les groupes égarés, car le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit dans le hadith connu (tout en me contentant ici de ce qui témoigne de notre sujet) : ‘’ et ma communauté se divisera en soixante-treize groupes, seront tous voués au Feu excepté un. ‘’ Les compagnons dirent : ‘’Qui est-il, ô Messager d’Allâh ?’’ Il dit : ‘’C’est El Djamêca (le Groupe)’’9, El Djamêca est : le sentier des croyants. Ce hadith, s’il n’est pas une Révélation provenant directement d’Allâh au cœur de Son Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, il est alors extrait du verset : ‘’et suit un sentier autre que celui des croyants.’’ Si celui qui fait scission d’avec le Messager, et suit un autre chemin que celui des croyants est menacé d’aller au Feu (l’Enfer), inversement, celui qui suit le sentier des croyants est promis d’entrer au Paradis, sans aucun doute. Donc, le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui-, quand il a répondu à la question : ‘’qui est ce groupe qui sera sauvé ?’’ Qui est-il ? Il a dit : ‘’El Djamêca.’’ Alors, El Djamêca, c’est le groupe des musulmans. Est parvenue ensuite une autre version qui confirme ce sens, voire, elle augmente sa clarté et sa démonstration, en disant -que le salut soit sur lui- : ‘’ C'est celui qui suivra ce que moi et mes compagnons suivons.’’ 10(Mes compagnons), donc c’est cela le chemin des croyants… »11

Une autre Parole d'Allâh vient aussi étayer ce qui précède, prouvant, comme nous l'avons vu dans les hadiths, l'agencement et l'interrelation sémantique (de sens) entre les Versets ; caractère à la fois inimitable et infaillible de la révélation divine, par laquelle le Seigneur des mondes a achevé toutes les religions. Cette parole d’Allâh est la suivante : « S’ils croient en ce que vous croyez, ils seront sur la bonne voie. Et s’ils s’en détournent, ils seront en scission (Chiqêq) ! » El Baqara (La Vache), V. 137.

À la base, Allâh s'adresse aux Compagnons en parlant des chrétiens. Mais, le Verset, dans son sens global, et suivant sa généralité, ordonne de suivre la voie du Messager et de ses Compagnons aussi. Nous retenons ce qui suit :

  1.  Allâh parle de foi : la vôtre, celle des Compagnons : « S’ils croient en ce que vous croyez. »
  2. Comme dans l'autre Verset précité, Il mentionne la bonne voie. Celle du Prophète et de ses disciples. Cela prouve le devoir de les suivre : « S’ils croient en ce que vous croyez » : quelle sera la conséquence de cette croyance ? : « ils seront sur la bonne voie. »12
  3.  Enfin, Allâh évoque encore la rupture, exactement comme Il l'a fait dans le Verset précédent : « Et s’ils s’en détournent, ils seront en scission (Chiqêq) ! »
  4. Cela mène donc à considérer fortement, voire croire, que suivre la voie du Prophète et de ses Compagnons est une obligation qui incombe à tout un chacun des musulmans une fois qu'il aura connu cette vérité.

 

Voilà en général, cher frère lecteur et chère sœur lectrice, la voie des pieux prédécesseurs dont chaque croyant se doit de suivre.  Elle est claire et limpide, de jour comme de nuit. Les savants de la Sounna sont les éclaireurs de cette voie. Ils nous l'indiquent sans cesse.

Qui sont ceux qui suivent les salafs à notre époque ?

Cependant, comment peut-on savoir qui sont les savants qui représentent, concrètement et à toute époque, cette voie des salafs (prédécesseurs).

La réponse nous est conservée, avec fiabilité, depuis l'aube de l'islam. En complément des paroles précieuses citées au vif de l'épître, par notre cheikh Aoussat, j'indique une autre explication d'un éminent savant des premières générations : Aboû Hêtim Ibn Hibbên -qu’Allâh lui fasse miséricorde- qui fut une montagne de science, parmi les pionniers de la science du hadîth, et qui dit après avoir cité ce hadith : « … Les savants sont les héritiers des Prophètes ; certes les Prophètes n'ont laissé en héritage ni Dirham ni Dinar, mais ils ont donné la Science en héritage. Celui qui en prend possession (l'apprend) sera certes en possession d’un bien abondant. »13 ; il dit donc : « Dans ce hadith, il y a une démonstration claire que les savants auxquels revient de droit le mérite que nous avons évoqué, sont ceux qui connaissent la Science du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-,en dehors du reste des sciences. Ne vois-tu pas qu'il dit : « Les savants sont les héritiers des Prophètes. »Les Prophètes n'ont laissé que la science comme héritage. Et, la science de notre Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- est : sa Sounna. Celuiqui ne la connaît pas, n'est pas du nombre des héritiers des Prophètes. » Fin de citation14.

Observe bien mon frère, à notre époque, qui sont, à juste valeur, ces savants qui connaissent, étudient, maîtrisent, ne cessent d’entreprendre des recherches, explorent et enseignent la Sounna de ton Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- ? Qui, de toute la communauté musulmane, vénère et porte intérêt et considération à la voie du Prophète, de ses Compagnons et des savants qui les suivent, par la parole et l'action, autant intérieurement (les œuvres du cœur) qu'extérieurement (les œuvres des organes) ? Une seule réponse jaillira parmi toutes ces masses qui prétendent à tort science et savoir : ceux qui suivent As-Salaf As-Sâlih (les pieux prédécesseurs).

Voilà une information religieuse inestimable, qu'elle ne quitte donc jamais ton esprit, qu'Allâh te bénisse !

C'est ainsi que nous verrons les conséquences fâcheuses de s'être écartés à notre époque de la voie des salafs.

Dans cette épître, l'auteur, notre Cheikh Abd El Ghani Aoussat -qu’Allâh le préserve-, déploie avec un style pathétique, parce que profondément attristé, les diverses et variées formes de faiblesse qui ne cessent d'affaisser les musulmans.

L’épître, dans sa généralité, recherche les causes, puis fait une description qui miroite véridiquement notre situation, pour enfin présenter des solutions efficaces.

Causes dévoilées, symptômes décelés, solutions et moyens en guise de remède gracieusement prescrits aux musulmans. Il reste à chacun de tirer profit de sa lecture. Aller vers la vraie réforme (comme l'a expliqué le cheikh) est sans doute un devoir religieux qui incombe à tous : tout individu selon sa capacité. Et c'est Allâh qui est garant de la réussite.

Enfin, je demande à Allâh, par ses Noms les meilleurs, et ses Attributs les plus hauts d'accorder son aide à tous nos frères musulmans, de faire triompher Sa religion et d'élever très haut sa Parole ; Il est certes Celui qui entend tout et Le Capable.

Seigneur, je te prie d'agréer ce travail et de le rendre pur en vue de Ton Noble Visage ; de l'agréer et de faire qu'il soit utile à tous les lecteurs. Qu'Allâh bénisse la vie de notre cheikh, ses œuvres et sa prédication ; âmîn !

Aboû Fahîma cAbd Ar-Rahmên

Béjaia, à la veille du vendredi

17 Mouharram1428/25-01-2008

 

 


Introduction

[Khotbat El Hêdja : le discours prononcé lors d’une occasion]

Certes, la Louange est à Allâh, nous le louons, implorons Son Secours et Lui demandons le Pardon. Nous nous protégeons par Allâh contre le mal de nos propres âmes et contre les maux engendrés par nos mauvaises actions. Celui qu'Allâh guide, nul ne pourra l'égarer, et celui qu'Il égare nul ne pourra le guider. Et j'atteste qu'il n'y a point de dieu à part Allâh, Seul sans aucun associé, et j'atteste que Mouhammed est Son serviteur et Messager.

« Ô vous qui croyez ! Craignez Allâh comme il doit être craint. Et ne mourrez qu'en pleine soumission. » Êl cImrân (La Famille d’Imran), V. l02.

« Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allâh au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens de sang. Certes Allâh vous observe parfaitement. » An-Nisê' (Les Femmes), V.01.

« Ô vous qui croyez ! Craignez Allâh et parlez avec droiture afin qu'Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allâh et à Son Messager obtient certes une grande réussite. » El-Ahzêb (Les Coalisés), V.70-71.

Certes la parole la plus véridique est la Parole d'Allâh, et la conduite la plus bénéfique est celle de Mouhammed -prière et salut d’Allâh sur lui-et les plus maléfiques des choses sont les innovations, et toute innovation est hérésie, et toute hérésie est égarement, et tout égarement est voué au Feu [de l'Enfer].

[Description de l'état de notre communauté]

Après cette brève introduction, je dis : personne n’ignore l’état actuel des musulmans qui est marqué par la faiblesse, la mesquinerie et la détérioration de leur situation. Une situation qui annonce la ruine et l’anéantissement, dont il serait inutile d’illustrer les diverses formes sans recourir à un remède ferme afin de la rétablir.

[Les causes et le résultat de l'abaissement des musulmans à notre époque]

Le musulman, lorsqu’il regarde ce qui résulte de cet état, sera peut-être conduit à voir les prémices qui forment en réalité l’éclosion. Car, le jugement que l'on statue sur une chose est lié à ce que l'on constate.

Il constatera donc que la cause principale qui a conduit les musulmans à cette situation lamentable est leur éloignement du Livre d’Allâh -qu’Il soit Très-Haut -. S’ajoute à cela, aussi, le fait de ne pas tenir à la Sounna du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, et de ne pas porter une grande attention au suivi de la Voie des pieux prédécesseurs (As-Salaf As-Sâlih).

En effet, le Prophète de cette communauté -prière et salut d’Allâh sur lui- a fait allusion à ces faits par une démonstration véridique lorsqu’il a dit : « Lorsque vous marchanderez par El cÎna [forme d'usure], suivrez les queues des vaches, vous vous satisferez de l'agriculture, et renoncerez au Djihad sur le sentier d’Allâh : Allâh vous frappera d'une humiliation qu'il ne retirera de vous jusqu'au moment où vous retournerez à votre religion. »15

Et il a dit aussi : « L’avilissement et la mesquinerie sont infligés16 à quiconque s’oppose à mon ordre. »

De plus, à cause de cet abaissement, les polythéistes et les mécréants sont parvenus à exploiter les richesses des musulmans, à faire couler leur sang, à souiller leur honneur et à blasphémer ce qu’ils ont de sacré. Car, ils se sont conjugués et alliés ; et ce, malgré le grand nombre de musulmans ! Mais hélas ! Ce grand nombre ne leur a apporté aucun soutien. Voire, les musulmans ont souffert toutes les peines et n'ont récolté que perte. Le véridique, le crédible -prière et salut d’Allâh sur lui- (nous) a aussi informé de cette situation. Il dit : « Peu s’en faut que les nations se regroupent contre vous à l'image des mangeurs qui se regroupent autour d’un plat. » Un homme dit : « Serait-ce à cause de notre faible nombre ce jour-là ? Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- répondit : « Vous serez plutôt très nombreux [ce jour-là],  mais vous serez pareils à l'écume d'un cours d’eau, et Allâh ôtera, certes, des poitrines de vos ennemis la prestance qu'ils avaient pour vous et jettera El Wahen dans vos cœurs. » Les Compagnons dirent : « Ô Messager d'Allâh ! Que veut dire El Wahen ? Il répondit -prière et salut d’Allâh sur lui- : « C’est l’amour de la vie d'ici-bas et la hantise de la mort. » 17

Cela dit, une personne perspicace et sagace comprendra que la cause de cet avilissement provient des musulmans eux-mêmes. Que toute affliction qui atteint les gens est due à ce que leurs mains ont accompli. Allâh -à Lui la Pureté- a dit : « Puis, lorsqu’ils oublièrent ce qu’on leur avait rappelé, Nous sauvâmes ceux qui (leur) avaient interdit le mal, et saisîmes par un châtiment douloureux les injustes pour leurs actes pervers. » El Acrâf. V. 165.

Et Il a dit aussi, -Très-Haut soit-Il- : « Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont commis. Et Il pardonne beaucoup. » Ech-Choûrâ (La Consultation), V. 30.

Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit également : « Il n’y a pas de nerf ni d’œil qui soient atteints [par un mal], sans que cela ne soit dû à un péché commis. Mais, Allâh en repousse beaucoup. »18

[Comment s'en sortir ?]

Par contre, les esprits résistants, même s’ils sont touchés par un malheur ou atteints par une dure épreuve, tâchent toujours à s’en débarrasser.  Pour en parvenir, ils s’arment de volonté ferme, de grands espoirs, et d’actes conformes à la Sounna.

Ce faisant, ils ne tarderont pas à approfondir leur pensée et projeter une analyse efficace, afin de comprendre leur situation. Ils examineront leur conscience et percevront, donc, les points de faiblesse ainsi que les erreurs, et s’éveilleront aux causes de la détérioration en question. Allâh -Exalté soit-Il- dit : « En vérité, Allâh ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les [individus qui le constituent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. » Ar-Racd (Le Tonnerre), V. 11.

Et le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Il y aura certes une dissension (Fitna). »Les compagnons dirent : Que faudrait-il donc faire, ô Messager d’Allâh ? Il répondit : « Il faut que vous reveniez au premier commandement. »19

À cet effet, les musulmans sauront qu’il n’est point de moyen pour se sauver et se délivrer de cet état déplorable si ce n’est par le fait de réparer ce qui est altéré ; de consolider ce qui est brisé et de fortifier ce qui est affaibli. Également par le fait de réaliser un bon retour à la vérité évidente, et de revenir sincèrement à la source.

Voilà le chemin de la force et de la constance qui mène au dénouement de cette situation humiliante. Mais, cela ne pourra se réaliser qu’avec la vraie réforme qui sera édifiée sur de solides fondements, et qui émanera d’une source sûre.

[Le rôle capital de la Sounna dans la vraie réforme]

Le grand savant cAbd Ar-Rahmên Ibn Yahyâ El Moucallimî El Yamênî -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit : « Les connaisseurs de l’islam -qui sont sincères et véridiques- ont, souvent, démontré que tous les états de faiblesse, d’épuisement et de défaitisme, ainsi que toutes les autres formes de rabaissement dans lesquels sont tombés les musulmans, sont en réalité dus à leur éloignement de la vérité de l’islam. Et je considère que cela revient à plusieurs causes :

  • Premièrement : Le mélange de certaines choses qui ne font pas partie de la religion avec d’autres qui, elles, en font partie. Cela a entraîné des confusions.
  • Deuxièmement : La faiblesse de la croyance aux choses qui font partie de la religion.
  • Troisièmement : Le fait de ne pas pratiquer les jugements (enseignements) de la religion.

Je vois, aussi, que connaître les principes d’Éthique de la Prophétie authentique concernant : l’adoration, les échanges (le relationnel), la résidence et le voyage. Concernant aussi la fréquentation et la solitude, l’activité et l’inactivité ; comment se réveiller et dormir, manger et boire, parler et se taire, ainsi que d’autres actes que fait l’homme dans sa vie, tout en les pratiquant selon la capacité. Connaître ces principes est le seul remède pour les maladies citées plus haut. Car, en vérité, beaucoup de ces derniers sont faciles à accomplir. Si l’homme réalise ce qui lui est facile, tout en délaissant ce qui s’y oppose, il ne tardera pas -si Allâh  le veut- à vouloir pratiquer davantage. Espérant qu’il deviendra, au fil du temps, un exemple à suivre, et que les gens le suivront dans cette conduite conforme, et s’inspireront de ce noble caractère, même si proportionnellement. Ainsi, le cœur sera illuminé, la poitrine sera épanouie, et l’âme sera apaisée.

De même que cela permettra au [musulman] d’enraciner sa conviction (croyance); et de pratiquer de bonnes œuvres.

Lorsque ceux qui suivront ce chemin seront nombreux, ces maladies ne tarderont point à disparaître -si Allâh le veut-. »20 Fin de citation.

Étant donné que la réforme jouit de ce statut extrêmement important, et revêt cette énorme mission ; la personne qui s’en chargera se doit donc d'être clairvoyante, et détentrice des caractères appropriés. Allâh -qu’Il soit Très-Haut- a dit : « Dis : « Voici ma voie, j’appelle les gens [à la religion] d’Allâh, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Allâh ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. » Yoûssouf (Josèphe), V. 108.

 Cette personne doit également exécuter, dans son prêche, ce qu’Allâh lui a ordonné dans Sa Parole : « Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. » An-Nehl. V. 125.

[L'Imam Ibn Badîs fait une description du chemin du Salut]

L’éminent érudit Ibn Badîs -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit : « Allâh a légiféré pour Ses serviteurs (au biais de ce qu’Il a fait descendre dans Son Livre, et ce que Son Messager a démontré) ce qui est propre à illuminer leurs esprits, purifier leurs âmes et ajuster leurs œuvres. Il a donné à cela le nom de sentier, afin qu’ils le suivent durant tout leur parcours de la vie présente. Ce sentier les mènera à l’objectif visé : vers la félicité éternelle dans la vie ultérieure. De plus, Allâh s’est attribué (ce chemin) pour qu’ils sachent que c’est bien Lui qui l’a frayé, et que rien d’autre ne peut conduire vers Son Agrément. »21

Par ailleurs, le prédicateur qui appelle à la réforme, avec science et clairvoyance, doit placer devant ses yeux (méditer sur) les efforts des prédécesseurs. Car, sans nul doute, il s’agit de grandes entreprises qui ont abouti à des résultats fructueux. À leur tête, il y a les Prophètes qui avaient une voie dotée de sagesse, de raison et d’infaillibilité.

Leur principe était : « Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d’Allâh. En Lui je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentant. » Hoûd. V. 88.

Viennent après eux les Compagnons -qu’Allâh les agrée-. Ils étaient soucieux de la réformation, et constants dans la piété. Viennent ensuite ceux qui les ont suivi de la meilleure manière jusqu’au jour de la Résurrection, lesquels seront bons lorsque les gens deviendront mauvais, et répareront ce que les gens ont corrompu.

Alors, il faut bien qu’il y ait une voie droite et juste, que suivra toute personne désirant un changement positif [de la société dans laquelle elle évolue]. C’est un moyen qui sera juste en soi, et qui ajustera autrui.

[L'Imam Mêlik rappelle le chemin à suivre]

L’imam Mêlik Ibn Ans -l’imam de Dâr El Hidjra (Médine), un chef dans la science et la guidée- a dit une parole d’or, rappelant aux réformateurs qu’il n’est point d’itinéraire vers la piété et la réforme, si ce n’est celui des pieux. Il a dit -qu’Allâh lui fasse miséricorde- : « Ce qui ne faisait pas partie de la religion, à l’époque du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, ne pourra pas l’être aujourd’hui. Et n’améliorera les dernières générations de cette Communauté que les choses qui ont amélioré les premières. »22

[L'Imam El Ibrâhîmi commente la citation de l'Imam Mêlik]

S’intéressant à la substance de cette parole forte, et commentant son sens, l’imam Mouhammed El Bachîr El Ibrâhîmî -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit après l’avoir citée : « Il y a là une phrase, même si elle n’est pas une parole prophétique, mais, elle contient sans le moindre doute une empreinte de la Prophétie. Un aperçu provenant de son esprit et une lueur que sa splendeur fait miroiter. La Communauté désignée dans cette citation est celle de Mouhammed -prière et salut d’Allâh sur lui-. La piété de celle-ci est une chose qui a servi de modèle aux gens. Les preuves l’ont démontrée, et l’Histoire l’a sauvegardée à jamais. Cela est confirmé autant par l’approbateur que l’opposant ; cité constamment par celui qui en est satisfait aussi bien que par celui qui en est courroucé. Bien plus, la terre ainsi que le ciel l’ont inscrit. Si la terre pouvait parler, elle dira sûrement qu’elle n’a jamais connu -depuis qu’Allâh l’a façonnée- une communauté plus conforme à la vérité que les premières générations de cette Nation. Qu’elle n’a jamais connu un groupe parmi les fils d’Adam, qui a unifié, dans le bien, le fond de son âme avec son apparence, comme l’ont fait les premières générations de cette Nation. Qu’elle n’a point connu un peuple qui a commencé à pratiquer la justice sur soi-même, et la bienfaisance sur autrui, comme l’ont fait les premières générations de cette Nation. Qu’elle n’a jamais "vu" un exemple authentique de l’humanité parfaite, depuis qu’Allâh a fait descendre Adam sur la terre et l’a remplie par sa progéniture, si ce n’est les prédécesseurs de cette Communauté. La terre n’a jamais assisté à une communauté qui ait unifié Allâh (et est devenue grâce à cela unie dans ses forces), dans le bien, avant la première classe de cette Nation. » Fin de citation23.

[La valeur inégalable de la première classe des musulmans (les Salafs)]

Donc, c’est une voie [Manhedj] dont les fondements puisent des premières générations de cette Communauté ; dont les racines tirent de la science établie par les savants divins au fil des siècles.

 [Le Manhedj et ses racines]

C’est un Manhedj (voie) qui restera immuable dans le temps et l’espace, et ne changera ni par le temps qui court, ni avec l’éloignement des contrées. Ce qui laisse apparaître une règle globale, une citation très bénéfique : «Nous suivons les premiers que nous prenons pour modèle, sans initier aucune innovation (religieuse). » Car, certainement, le Manhedj des prédécesseurs [As-Salaf], est une preuve sur (qui incombe à) celui des descendants [El Khalaf].

[Le Compagnon Ibn Mescoûd et le chemin à suivre]

cAbd Allâh Ibn Mescoûd -qu’Allâh l’agrée- a dit : « Celui d'entre vous qui désire prendre pour exemple quelqu'un, qu'il prenne pour exemple les compagnons du Messager d’Allâh-prière et salut d’Allâh sur lui-. Ils étaient des gens dont les cœurs sont les plus pieux de cette communauté. Ils étaient les plus savants, les moins affectés, les plus droits, et dont la situation était la meilleure. Un peuple qu'Allâh a élu pour accompagner Son Prophète et instaurer Sa religion. Reconnaissez donc leur mérite et suivez leurs traces, parce qu’ils étaient, sans le moindre doute, sur la droite conduite.  »24

[L'Imam El Awzêcî incite à suivre les salafs]

Afin d’affirmer cela aux gens, l’imam El Awzêcî -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit une parole célèbre : « Endure, avec patience, dans le suivi de la Sounna. Et arrête-toi là où ces gens (les Compagnons) se sont arrêtés [cela veut dire ne rien innover]. Dis ce qu’ils ont dit, et abstiens-toi de te mêler des choses dont ils se sont abstenus ; et suis le chemin de tes pieux prédécesseurs [As-Salaf As-Sâlih]. Car, il te suffit ce qui leur a suffi. » Fin de citation.25

[Comment les Prophètes ont-ils prêché le Message divin ?]

Et lorsque le lecteur médite sur la prédication des Messagers -Prière et Salut d'Allâh sur eux-; il trouvera qu’elle était constante n’ayant reçu aucun changement en dépit des différences qu’ont vu le temps, l’espace, et les situations des peuples auxquels ils furent envoyés, ainsi que le grand intervalle entre ces Messagers.

[Le Tawhîd : l'Unicité d'Allâh est la base de la religion]

La base du Message et son point de départ dans le prêche et la réforme n’ont point changé, pas une seule fois. Tous les Messages sont plutôt fondés sur l‘appel à vouer une adoration exclusive à Allâh -Exalté soit-Il-. Allâh -Pureté à Lui- dit : « Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : ‘’Adorez Allâh et écartez-vous du Tâghoût 26’’. » An-Nehl (Les Abeilles), V. 36.

Et Il a dit à Son Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, l’informant de la mission de ceux qui l’ont précédé : « Et Nous n’avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n’ayons révélé : ‘’Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc.’’ » El Anbiyê’ (Les Prophètes), V. 25.

Certes, Allâh l’Exalté, l’Omniscient, le Sage, le Bienveillant, Le Bien-Informé qui est en connaissance parfaite des états de Ses serviteurs, ainsi que de ce qui leur est convenable et profitable en toute circonstance, a bel et bien choisi cela (l’adoration exclusive : Tawhîd) pour tous les premiers, commençant par les Envoyés et leurs peuples. Allâh a ordonné à ces derniers de suivre les Messagers.

Il n’appartient, alors, à aucune personne, de changer cette voie, choisissant pour soi ou pour autrui un autre chemin pour la réforme, prétendant que « les conditions (situations) ne sont plus les mêmes », ou que « les revendications sont différentes », ainsi que d’autres prétextes imaginaires et justifications religieusement illégales. Allâh –Très-Haut soit-Il- a dit : « Et quiconque fait scission d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous l'abandonnerons à ce qu'il a choisi de suivre, et le brûlerons dans l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! » An-Nisê’ (Les Femmes), V. 115.

Ô prêcheurs de la réforme ! Suivez (les prédécesseurs : As-Salaf) et n’innovez point dans la religion. Leur voie vous suffit.

Tandis que les domaines de la réforme, que le réformateur doit prendre en considération dans sa prédication et son prêche, sont multiples et variés. Ils varient selon la multitude des innovations et modifications qui ont altéré les fondements ainsi que les branches de la religion. Cela touche aux différents sujets commençant par la Croyance, la Sounna, le Fiqh (le droit musulman), la prédication, et le comportement, etc.

Enfin, c’est à Allâh que nous recourons ; et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance.

Gloire à Toi, Ô Allâh ! J'atteste qu'il n'y a point de divinité à part Toi. Je Te demande pardon, et je me repens à Toi. Ô Allâh ! Prie sur Mouhammed et sur sa famille, comme Tu as Prié sur Ibrâhîm et sur la famille d'Ibrâhîm ; Tu es certes Très Louable et Très Glorieux. Et Bénis Mouhammed et la famille de Mouhammed, comme Tu as Béni Ibrâhîm et la famille d'Ibrâhîm. Tu es certes Très Louable et Très Glorieux.

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1. Cette épître était à l’origine un article publié pour la première fois en arabe (sans la préface), dans le premier numéro de la revue islamique algérienne El Ish, paru au mois de Mouharram/Safar 1428 ; Janvier/Février 2007. Son titre original est Propos sur la voie de l’appel à Allâh. Par ailleurs, d'autres articles du cheikh- qu’Allâh le préserve- seront successivement traduits et publiés si Allâh me le permet. NDT.

2. Rapporté par Ahmed et Ibn Mêdja.

3. Les trois premiers siècles plus exactement. C'en est bien cela le sens terminologique du terme As-Salaf As-Sâlih : les pieux prédécesseurs. Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- dévoile cette réalité en énonçant : « Les gens les plus bénéfiques sont ceux de mon siècle, puis ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après eux ». Unanimement jugé authentique. [Mouttafeq cAleyhi].

4. Rapporté par Aboû Dêwoud, Ibn Mêdja, Ahmed, et d'autres.

5. Rapporté parEl Khatîb et d'autres.

6. La preuve de ceci est la Parole d'Allâh -Exalté soit-Il- « et il ne prononce rien sous l'effet de la passion ; ce n'est rien d'autre qu'une révélation (Wehy) inspirée. » An-Nedjm, V. 3-4.

7. Tous les Versets et hadiths contenus dans cette épître ne sont qu’une traduction de sens.

8. Recueilli par At-Tayâlicî, Ahmed ; Ibn Hibbên, et d'autres.

9. Sahîh (l’Authentique) d’Ibn Mêdja (341).

10. Sahîh (l’Authentique) d’Et-Tirmidhî (2641).

11. Hêdhihi Decwatouna (Celle-ci est notre prédication), très remarquable conférence donnée par cet illustre érudit, le cheikh El Albênî -qu’Allâh lui fasse miséricorde-, insérée dans la série El Houdâ w-An-Noûr (la guidée et la lumière), n° 640.

12. Lire le commentaire (exégèse) du Cheikh As-Sacdî à ce sujet.

13. Rapporté par Aboû Dêwoud, Ibn Mêdja, Ahmed, et d'autres.

14. Consulter : Moucêmalet El cOulamê' : le comportement (que l'on doit avoir) avec les savants ; Ch. Dr Mouhammed cOumar Bazmoul, p.36.

15. Rapporté par Aboû Dâwoud, El Beyhaqî, Ahmed et autres, d’après la version d’Ibn cOumar. Consulter : « As-Silsila As-Sahîha » 11.

16. Dans une autre version, il est mentionné « … L’avilissement et la mesquinerie sont appliqués… » Rapporté par Ahmed (2/50, 92), d’après Ibn cOumar. Voir : « Irwê’ El Ghalîl » (1269).

17. Rapporté par Aboû Dêwoud, Ahmed et autres, d’après Thawbên qu’Allâh l’agrée-.

18. « Sahîh El Djêmic » (5521).

19. Rapporté par At-Tabarânî dans « El Kabîr », et « El Awsat », d’après Aboû Wêqid Alleythî ; hadîth doté d'une bonne chaîne de transmission ; voir « As-Sahîha » (3165).

20. Dans son introduction au livre « Fadl Allâh As-Samad » (1/17).

21. « Ad-Dourar El Ghâliya Fî Âdêb Ad-Decwa Wa Ad-Dêciya » (25-26).

22. Rapporté par Ibn El Mêdjichoûn, comme l’a cité Ach-Châtibî dans « El Ictiçâm ».

23. Propos énoncés par le Cheikh El Bachîr El Ibrâhîmî lors d’un discours qu’il a tenu à « Dâr El Idhêca », à Bagdad. Celui-ci a été publié, à titre exclusif, par la revue « El Oukhouwwa El Islêmiyya », dans son 1er numéro, le 22 novembre 1952 ; puis repris par la revue « El Basâ’ir » à son 5e numéro, le 20 février 1953. Le discours dans son intégralité est publié dans le livre « Âthâr El Ibrâhîmî » (4/93-95).

24. Rapporté par Ibn cAbd El Barr dans « Djêmic Bayên El cilm wa fadhlih » (1810).

25. Cité par El Âdjourrî dans « Ach-Charîca » (1/58).

26. Terme général qui désigne toute chose adorée en dehors d'Allâh.