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Le jugement religieux concernant La célébration des fêtes chrétiennes

  • Dr. Abd El Madjid Djemaa
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Il est des calamités qui éprouvent cette communauté, lui ôtant les grâces et rapportant vers elle les malheurs, le fait que beaucoup de ses enfants imitent aveuglément leurs ennemis, juifs et chrétiens. Cette imitation englobe tous les domaines : dans les coutumes et les adorations, dans la conduite, les moralités et les relations interpersonnelles.

Parmi les manifestations les plus particulières de cette imitation est le fait de participer à leurs fêtes, de les imiter dans leurs saisons festives, notamment la célébration de l’anniversaire du Messie (3aleyhi Es-Selêm), qui correspond au vingt-cinquième du mois de décembre, et la célébration du nouvel an correspondant au premier janvier.

Ainsi, quand ces deux jours arrivent beaucoup de musulmans se précipitent à les célébrer dans les fêtes et les cérémonies. Mais la tentation s’intensifie et l’épreuve se durcit quand certains des nôtres voyagent aux pays occidentaux pour prendre part à ces festivités impudiques et s’associer aux mécréants dans leurs rituels de mécréance. Et cela en dépit des œuvres abominables qui s’y pratiquent parmi lesquelles : les beuveries d’alcool, la débauche et autres genres de perversité. 

En revanche, les appels des réformateurs sont lancés et les fatwas des savants divins se sont manifestées mettant les musulmans en garde contre la participation aux fêtes des mécréants. Cela du fait de la corruption religieuse que ces dernières occasionnent.

De ce fait, il se peut que le Cheikh de l’Islam Ibn Teymiyya soit le meilleur qui a réussi à traiter ce sujet, en détail et en expliquant ses fondements religieux, dans son livre hors-pair, que les yeux n’ont pas vu de pareil : « Iqtidhâ’ Es-Sirât El Moustaqîm Moukhâlefet Ashâb El Djahîm » (L’exigence du droit chemin de se démarquer des gens de l’Enfer).

 

 

 

Premièrement : les preuves tirées du Livre (le Qour’ên) :

Allâh -Très-Haut Soit-Il- a dit :  Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés  (Sourate El Fâtiha ‘ouverture’ versets 6-7).   

Dans ce verset la preuve se manifeste dans le fait qu’Allâh prescrit à Ses serviteurs croyants de Lui demander, dans toutes leurs prières, de les guider vers le chemin de ceux qu’Il a comblés de Ses faveurs  Parmi les Prophètes, les véridiques, les martyres et les pieux  ; de les épargner du chemin de ceux qui ont encouru Sa colère et des égarés.

 Ceux qui ont encouru la colère d’Allâh sont les Juifs ; et ceux qui ont emprunté le chemin de l‘égarement sont les Chrétiens ; tel que cela a été affirmé par le Prophète  en disant : « Les Juifs sont ceux qui ont encouru la colère d’Allâh, et les chrétiens sont des égarés. » [Et-Termidhî (2953), authentifié par El Elbênî dans Sahîh El Djâmi‘ (8202)]. Ceci implique qu’il est illicite de suivre leur chemin, et leurs fêtes font partie de leur chemin.

Et Allâh -qu’Il soit Exalté- a dit  Puis Nous t’avons mis sur la voie de l’Ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas  [Sourate El Djêthiya (l’Agenouillée) verset 18].

Donc Il nous a informe -à Lui la Pureté- qu’Il a établi Mouhammed  sur une charia qu’Il lui a légiférée ; Il lui a interdit de suivre les passions de ceux qui ne savent pas. Il en fait partie tous ceux qui s’opposent à sa charia d’entre les Juifs, les chrétiens et autres.

Et le terme « Leurs passions » signifie : ce qu’ils désirent passionnément. Les suivre dans ce qu’ils ont de particulier dans leur religion et dans leurs fêtes est en effet les suivre dans leurs passions.

Allâh -Très-Haut Soit-Il- a dit également  Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion. Dis : « Certes, c’est la direction d’Allâh qui est la vraie direction ». Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allâh ni protecteur ni secoueur  [Sourate El Baqara (la Vache) verset 120.].

Ce verset contient une menace et un dur avertissement à la communauté, pour qu’elle ne suive pas les méthodes des Juifs et des Chrétiens. Cela après ce qu’ils aient eu connaissance du Qour’ên et de la Sounna. En fait, les suivre dans certaines de leurs pratiques religieuses et festives équivaut au suivi de leurs passions.  

Allâh -Très-Haut Soit-Il- a dit  Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juif et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allâh ne guide certes pas les gens injustes  [Sourate El Mê’ida (La Table servie) verset 51.].

Les savants ont dit : parmi les formes de cette alliance il y a le fait de les imiter, de célébrer leurs fêtes, alors qu’ils sont contraints de les dissimuler en terres musulmanes. Mais lorsque le musulman s’associe à eux dans leurs célébrations, il les a aidés par là à les faire montrer. [Tachbîh El Khassîs bi Ahli El Khamîs (23)].

Allâh Très-Haut Soit-Il a dit  Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages  [Sourate El Fourqân (le Discernement) verset 72]. Beaucoup de nos pieux prédécesseurs ont expliqué [ce verset] par le fait qu’il s’agit des fêtes des polythéistes (El Mouchrikoûn), comme l’a dit Aboû El ‘Âliya, Moudjâhid, Ibn Sîrîn, Er-Rabî‘ ibn Anas, El Dhahhâk et autres que ceux-là ; et cela a été également rapporté de la part d’Ibn ‘Abês [consulter le Tafsîr d’Ibn Abî Hâtem (15454) et Iqtidhâ’ Es-Sirâth El Moustaqîm (1/479)].

Ainsi Allâh a  dénommé leurs fêtes « faux témoignage », et assister à ces fêtes comme étant le fait de « donner ce faux témoignage ». L’Imam Ahmed a aussi édicté qu’il n’est pas licite d’assister aux fêtes des Chrétiens et des Juifs tout en s’appuyant sur ce verset comme argument, tel que nous le verrons après.

Dans ce verset la preuve se manifeste dans le fait qu’Allâh -Très-Haut Soit-Il- a loué les croyants, qui sont véritablement les serviteurs du Tout-Miséricordieux, et qui ont renoncé, même par une simple présence, à assister à ces fêtes, que ce soit par la vision ou par l’audition. Comment est-il le cas alors pour celui qui les approuve en fêtant avec eux ?

 

Deuxièmement : les preuves tirées de la Sounna :

D’après Ibn ‘Omar (qu’Allâh les agrée) le Messager d’Allâh a dit : « Quiconque se fait ressembler à une communauté il en fera partie ». [Rapporté par Abou Dêwoûd (4031) et certifié par El Elbênî dans son livre « El Irwâ’ » (1269)].

Ce hadith est une preuve indiquant qu’il est absolument illicite de ressembler [aux Juifs et Chrétiens]. Parmi les formes de cette ressemblance est le fait de célébrer leurs fêtes qui sont une catégorie parmi leurs œuvres. Ces dernières font partie de leur religion ou sont le symbole de leur religion fausse.

Anas Ibn Mâlik (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allâh  est arrivé à Médine [où ses habitants consacraient] deux jours pour jouer. Il dit ainsi : C’est quoi ces deux jours ? Ils répondirent : durant la période antéislamique on jouait pendant ces deux jours. Le Messager d’Allâh  dit alors : Certes, Allâh vous les a remplacés par deux autres bien meilleurs : le jour d’El Adhha et le jour d’El Fitr » [Rapporté par Aboû Dâwoûd (1134) et authentifié par El Elbênî dans son livre Es-Sahîha (2021)].

Ainsi,  [dans ce hadith] la preuve se manifeste par le fait que le Messager d’Allâh  n’a pas approuvé les deux jours antéislamiques et pendant lesquels il n’a pas laissé les gens jouer comme à leur habitude. Il leur a dit plutôt : « Certes, Allâh vous les a remplacés par deux autres bien meilleurs ». 

Remplacer une chose implique le renoncement à ce qui existait avant ; d’ailleurs, le remplaçant et le remplacé ne peuvent absolument pas exister simultanément. C’est pour cela que cette formule « Allâh vous les a remplacés par deux autres bien meilleurs » ne s’utilise qu’aux choses qu’on ne réunit plus.

De même, lorsque le Prophète  les a interrogés sur les deux jours en leur disant : «Certes, Allâh vous les a remplacés » ; ils avaient déjà répondu qu’ils sont deux jours durant lesquels ils jouaient à l’époque antéislamique. Ceci constitue une preuve sur l’interdiction de fêter ces deux jours en compensation par les deux jours de l’islam.

D’ailleurs, si le Messager  n’a pas vraiment visé l’interdiction, mentionner ce remplacement ne serait pas opportun. Ils savaient le fondement de la législation de ces deux jours islamiques, et ils ne renonceront pas à ce fondement en faveur des deux jours antéislamiques. [Ceci est évoqué par Cheikh El Islam Ibn Teymiyya dans son livre « Iqtidhâ’ Es-Sîrâth El Moustaqîm » (1/488)].       

 ‘Â’icha (qu’Allâh l’agrée) a dit : le Messager d’Allâh  dit : « Ô Abou Bakr, certes, pour chaque communauté une fête, et aujourd’hui c’est notre fête. » [Rapporté par El Boukhârî (909) et Mouslim (892) ; dans cette narration est rapportée une histoire connue].

Ce hadith indique que chaque communauté se distingue par sa fête religieuse et aucun ne s’y associe à elle. Les musulmans se distinguent également par leur fête religieuse et les Juifs et les Chrétiens ne s’y associent pas à nous.

Et puisque les Juifs et les Chrétiens ont leurs fêtes qui les particularisent, donc nous n’y participons pas.

Aussi, le Prophète  a certainement autorisé de battre du tambour et de chanter en expliquant que c’était la fête des musulmans. Ceci implique que cette autorisation ne se généralise pas pour contenir les fêtes des Juifs et des Chrétiens. Il y a ici une preuve sur l’interdiction de les imiter dans leurs jeux et autres.  

Aboû Houreyra et Houdheyfa (qu’Allâh les agrée) ont rapporté que le Messager d’Allâh  a dit : « Allâh a égaré ceux d’avant nous du jour du vendredi ; le samedi était pour les Juifs et le dimanche pour les Chrétiens ; et lorsqu’Allâh nous a fait venir, Il nous a guidés vers le jour du vendredi. Il a déterminé [la succession] du vendredi, du samedi et du dimanche, et eux aussi, ils seront nos subordonnés le Jour de la Résurrection. Nous sommes l’ultime communauté dans cette vie présente et nous serons les premiers à être jugés au Jour de la Résurrection et avant toutes les autres créatures. » [Rapporté par Mouslim (856)].

Le Prophète  a informé que le jour du vendredi est une fête pour les musulmans, comme est le cas pour les Juifs le samedi et pour les Chrétiens le dimanche. Ceci implique que chaque communauté se distingue par sa fête religieuse. Et si nous, musulmans, nous nous associons aux Juifs le samedi et aux Chrétiens le dimanche, nous serions alors leurs associés dans leur fête religieuse.

Et si [cette interdiction] concerne la fête hebdomadaire, elle touchera prioritairement la fête annuelle. Il n’y a aucune différence. Bien plus, si ces fêtes hebdomadaires peuvent être comptabilisées dans le calendrier arabe, comment donc pour les fêtes des mécréants, étrangères au calendrier arabe ? Elles ne peuvent être connues qu’en suivant le calendrier romano-copte, ou le calendrier perse ou juif.

Aboû Sa‘îd El Khoudrî rapportait que le Prophète  a dit : « Vous allez certainement suivre, empan par empan, les chemins de ceux qui étaient avant vous. Même s’ils entrent dans le trou d’une hyène vous allez les y suivre. Nous avons dit : Ô Messager d’Allâh, parles-tu des Juifs et des Chrétiens ? Il dit : de qui alors ?! » [Rapporté par El Boukhârî (3269) et Mouslim (2669)].

Le Prophète  a informé que sa communauté suivra les chemins des communautés d’antan, juive et chrétienne, dans ce qu’elles ont innové comme hérésies et passions en religion. Il a informé également que sa communauté les prendra comme modèle en réalisant et en approuvant ardemment tout ce que notre religion interdit et blâme.

Et ceci nécessite de réprimander tout celui qui osera faire ainsi. Voilà un des signes de la Prophétie et un miracle éclatant pour le Messager d’Allâh , car ce suivisme a eu lieu tel qu’il l’a prédit .

 

Troisièmement : les preuves tirées des paroles des pieux prédécesseurs :

Concernant les pieux prédécesseurs, nombreux sont les Compagnons qui ont interdit de participer, d’entrer ou d’assister aux fêtes des mécréants.

[Le calife] ‘Omar (qu’Allâh l’agrée) a dit : « N’apprenez pas le baragouinage des non-arabes et n’entrez pas aux églises des associateurs le jour de leur fête, car la colère d’Allâh s’abat sur eux. » [Rapporté par ‘Abd Er-Rezzâq dans son « Mousannaf » (1609), et authentifié par le Cheikh de l’islam dans son livre "El Iqtidhâ’" (1/511)].

Il a dit également : « Évitez les ennemis d’Allâh pendant leurs fêtes. » [Rapporté par El Beyhaqî dans son livre ‘El Koubrâ’ (9/432)].

Voilà le calife ‘Omar interdisant l’apprentissage du baragouinage [des associateurs], de simplement s’introduire dans leurs églises le jour de leur fête. Qu’en est-il alors de faire certaines de leurs pratiques ou certaines choses inhérentes à leur religion. N’est-il pas amplement plus grave de les approuver dans leurs œuvres que de les approuver dans leur langue ? Quelques œuvres réalisées durant leur fête religieuse ne sont-elles pas extrêmement plus graves que le simple fait de leur rendre visite le jour de leur fête ? Et puisque la colère d’Allâh s’abat sur eux le jour de leur fête religieuse à cause de leurs œuvres, quiconque s’y associe à eux, ou dans quelques une de ces œuvres, n’est-il pas susceptible d’être touché par la même peine ? De même, lorsqu’il a dit : « Évitez les ennemis d’Allâh pendant leurs fêtes. » N’y a-t-il pas ici une interdiction de les rencontrer et de se réunir avec eux en ce même jour ? Comment est-il le cas donc de celui qui fait cette fête ? [El Iqtidhâ’ (1/515)].

‘Abd Allâh Ibn ‘Amr (qu’Allâh les agrée) a dit : « Quiconque construit en terre non-arabe, où il fêtera leur Neyrouz (jour de l’an persan) et leur festival, et les imitera jusqu’au terme de sa vie -en étant ainsi-, il sera rassemblé avec eux le Jour de Résurrection ». [Rapporté par El Beyhaqî dans son livre ‘El Koubra’ (9/234), et authentifié par le cheikh de l’Islam dans son livre "El Iqtidhâ’" (1/513)].

Cela implique qu’il a qualifié cette œuvre comme étant un grand péché encourant l’Enfer.

Mouhammed Ibn Sîrîn a dit : « Une fois on emporta à ‘Alî (qu’Allâh l’agrée) le cadeau du Neyrouz (jour de l’an persan) ; alors  il dit : c’est quoi ça ? Ils dirent : Ô commandant des croyants ! Aujourd’hui est le jour du Neyrouz. Il dit : faites que chaque jour soit un Neyrouz. Aboû Ousâma dit à cet effet : Il a (‘Alî qu’Allâh l’agrée) avait horreur de prononcer Neyrouz ». [Rapporté par El Beyhaqî dans son livre El Koubra (9/235) d’après une chaîne narrative authentique].    

Il a ainsi déteste de s’accorder avec eux sur le nom de leur fête qui les distingue, et comment alors de s’accorder à eux en la célébrant ?

  

Quatrièmement : les preuves tirées du consensus des savants :  

Concernant le consensus des savants ‘Omar Ibn El Khatêb (qu’Allâh l’agrée) a exigé aux Gens du Livre (les Juifs et les Chrétiens) de ne montrer, entre les musulmans, aucun de leurs rituels. Ni les fêtes ni autres choses. Il à dit à ce sujet : « Ne sortir ni en Ba’oûth, ni en Cha‘ânîn » [Rapporté par El Beyhaqî (9/202)].

 

 L’imam Ahmed a expliqué, dans la version de son fils Sâleh, que le Bâ‘oûth est « de sortir comme nous sortons nous les musulmans le jour de l’Aïd El Fitr et El Adhehâ ». Les Cha’ânîn sont aussi des fêtes à eux. [« Cha‘ânîn » c’est le dimanche des Rameaux ou Pâques fleuries qui est une fête chrétienne commémorant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, célébrée le dernier dimanche du carême qui précède la fête des Pâques « NDT »).

En effet, ces conditions ont fait le consentement des Compagnons et des Fouqahê’. Ceci est rapporté par Cheikh El Islâm et son élève Ibn El Qayyim (que la miséricorde d’Allah soit sur eux).   

Si les musulmans sont unanimes pour empêcher les Juifs et les Chrétiens de manifester leurs fêtes religieuses, comment le musulman se permet-il alors de les célébrer ?

Sans aucun doute, le fait que le musulman célèbre leur fête est beaucoup plus grave que le fait qu’elle soit manifestée par le mécréant.

Aussi, les savants sont unanimes sur l’interdiction d’assister aux fêtes des mécréants ou des les aider à les célébrer. Cela a été stipulé par les Fouqahê’ parmi les partisans des quatre Imams dans leurs livres.

 

1)    L’école hanafite : Ibn Noudjeym El Hanafî a dit, en précisant les genres de mécréance : « En sortant le jour du Neyrouz des Perses ; de se conformer à eux dans ce qu’ils font en ce même jour ; en achetant pendant ce jour ce qu’il n’avait pas l’habitude d’acheter auparavant et ce, en glorifiant ce jour et non pour le manger et le boire. [Parmi les genres de mécréance il y a aussi] le fait de donner un cadeau aux mécréants, ne serait-ce qu’un œuf, en guise de glorifier ce jour de Neyrouz et non pour répondre favorablement à une invitation d’un mage ayant fait la coiffure de son fils ; ou d’apprécier la condition des mécréants ; ainsi, les savants sont unanimes à qualifier ces actes comme genres de mécréance » [El Behr Er-Rê’iq (5/133)].

 

2)    L’école malékite : ‘Abd El Malik Ibn Habîb a dit : « On a interrogé un jour Ibn El Qêssim sur le fait de s’embarquer sur les navires transportant les Chrétiens pour la célébration de leurs fêtes. Il a interdit cela de peur que la malédiction s’abatte sur eux, et ce à cause de leur polythéisme pour lequel ils se sont regroupés ».

Ibn Habîb a dit également : « Ibn El Qêssim a interdit au musulman de donner au Chrétien, le jour de sa fête,un cadeau ; il considérait cela comme une glorification de sa fête et un appui pour sa mécréance. Ne vois-tu pas qu’il est illicite pour les musulmans de vendre aux Chrétiens une quelconque chose qui serait d’un intérêt pour leur fête, ni viande, ni confiture de raisin, ni vêtements. Ils ne prêteront pas aussi une monture, et ils ne les aideront aucunement dans la célébration de leur fête ; parce que cela est une sorte de glorification et un appui pour leur mécréance. Et il incombe aux sultans d’empêcher les musulmans de faire cela. C’est ce qu’a affirmé l’Imam Mêlik et je ne connais personne qui en a divergé ». [El Iqtidhâ’ (1/19)].

 

Le cheikh Ed-Derdîr a dit que parmi les choses qui discréditent le témoignage d’un homme, il y a le fait « de jouer au Neyrouz ». C'est-à-dire que jouer pendant le jour du Neyrouz, qui est le premier jour de l’année copte, interdit d’accepter le témoignage. Cette action faisant partie des œuvres de l’époque antéislamique et des Chrétiens, elle est pratiquée dans certains pays par la populace. [Ech-Cherh El Kabîr (4/181)].

 

3)    L’école chafiite : le chafiite Aboû El Qêssim Et-Tabarî a dit : « Il n’est pas licite pour les musulmans d’assister à leurs fêtes [les juifs et des chrétiens,] car ils font des œuvres qui tirent du blâmable et du faux. Quand les gens du bien se mêlent au gens du mal, sans pour autant réprouver ce qu’ils font, ils sont semblables à ceux qui sont satisfaits de ce mal et qui l’approuvent. Ainsi, nous craignons que la colère d’Allâh s’abatte sur leur réunion, en les atteignant tous. Nous cherchons protection auprès d’Allâh contre sa colère » [Rapporté par Ibn El Qeyyim dans son livre « Ahkâm Ahl Edh-Dhima » (1/156)].

El Beyhaqî a dit dans son livre « El Koubrâ » (9/234) : « Chapitre sur l’interdiction d’entrer aux églises des gens du Livre, de les imiter le jour de leur [fête] de Neyrouz et le jour de leur festival ».

 

4)    L’école hanbalite : Aboû El Hacen El Êmidî, connu sous le nom d’El Beghdêdî, a dit dans son livre « ‘Oumdet El Hâdhir wa Kifêyet El Moussêfir » : « Chapitre : il n’est pas licite d’assister aux fêtes des Juifs et des Chrétiens. Cela a été édicté par l’Imam Ahmed dans une des ses versions, en s’appuyant sur la Parole d’Allâh Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages  [Sourate El Fourqân (le Discernement) verset 72].

L’imam Ahmed a expliqué cette partie du verset en disant : cela veut dire le dimanche des rameaux et les fêtes des chrétiens. » [El Iqtidhâ’ (1/516)]. 

 

Cinquièmement : les preuves rationnelles :

  Par ailleurs, d’un point de vue rationnel on pourrait dire :

1)    Il est établi dans la Charia islamique le fait de contredire les mécréants dans tout ce qu’ils ont de particulier ; et leurs fêtes faisant partie de leurs plus importantes particularités.  Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages 

2)    Les fêtes sont une partie de l’ensemble des lois religieuses caractérisant toute communauté, et ce en suivant la Parole d’Allâh Très-Haut Soit-Il À chaque communauté, Nous avons assigné un culte à suivre [Sourate El Hadj (le Pèlerinage) verset 67].

 Et la participation des musulmans aux fêtes des chrétiens est une participation aux faux rituels de leur religion.

3)    Ces fêtes religieuses sont une innovation dans la religion des chrétiens. Ces derniers sont connus pour l’excès d’innovation en religion, tel qu’Allâh -Très-Haut Soit-Il- a dit  Le monachisme qu’ils inventèrent (les Chrétiens), Nous ne leur avons nullement prescrit. [Ils devaient] seulement rechercher l’agrément d’Allâh. Mais ils ne l’observèrent pas (ce monachisme) comme il se devait [Sourate El Hadîd (Le Fer) verset 27].

Tout ce quia été inventé comme fêtes religieuses et festivals n’est qu’une innovation, et toute innovation religieuse est un égarement ; si les musulmans ont inventé une innovation religieuse elle serait certainement un égarement, comment alors est le cas avec les innovations religieuses de ces égarés (les juifs et les chrétiens) ?!

4)    Ces fêtes innovées sont devenues égales à ce qu’Allâh a prescrit comme fêtes religieuses. Et quand les cœurs s’adaptent aux innovations religieuses ils ne s’intéresseront plus aux sounens.

5)    Il est certain que le fait de s’associer aux mécréants pendant leurs fêtes est un prétexte pour les imiter dans leurs mœurs et leurs œuvres blâmables ; car le fait de les imiter et de se conformer à leurs manières apparentes impliquerait de les imiter et se conformer à ce qu’ils croient au fond d’eux même. Cette action se réalise sous le mode de la progression cachée, et c’est une action qui a été sentie et éprouvée. « Barrer les prétextes » est une importante règle parmi les règles de notre religion. Bien plus, elle fait le quart de la religion [islamique].

6)    Célébrer les fêtes des juifs et des chrétiens nécessiterait de les aimer et de s’allier à eux. Cependant, l’amour et l’alliance pour eux est contraire à la foi. Allâh -Très-Haut Soit-Il- a dit  Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allâh ne guide certes pas les gens injustes  [Sourate El Mê’ida (la Table servie) verset 51].  

7)     Suivre les Juifs et les Chrétiens dans la célébration de leurs fêtes leur attribuera forcément la gloire ; car ils veulent voir dans les musulmans des subordonnés, les suivant dans les affaires de leur vie mondaine. Comment alors est le cas lorsque le suivi se réalise dans les affaires de la religion ?

Ce faisant, il n’est pas licite au musulman de les imiter dans leurs fêtes, ni d’aider celui qui les imite, ni de répondre favorablement à leur invitation, ni de manger leur nourriture, ni d’accepter leurs cadeaux, ni de vendre ce qui pourrait les aider à la célébration de leurs fêtes.

8)    S’associer aux Juifs et aux Chrétiens dans leurs fêtes est un agrément pour leur fausse religion et leur égarement, et une augmentation de leur nombre.   

Ce sont quelques unes des manifestations de la corruption qui sont le résultat de l’imitation et de l’association aux Juifs et aux Chrétiens dans leurs fêtes, sinon elles sont beaucoup plus nombreuses pour les délimiter.

Sur la base de ce qui précède, il est strictement illicite d’assister aux fêtes des mécréants, ou de y participer, ou de vendre ce qui pourrait les aider à les manifester, ou de rentrer avec eux dans leurs églises, ou de leur donner ou d’accepter leurs cadeaux, ou de répondre favorablement à leur invitation, ou de les féliciter à l’occasion de cette fête, ou de considérer ce jour comme une journée de repos, de joie et de réjouissance et ce, en quittant les emplois salariaux tels les usines et les commerces, ou de quitter les cercles des sciences islamiques, ou de cuisiner des plats particuliers ou de distribuer des  gâteaux, ou d’allumer des bougies, ou de répandre l’encens, ou d’enjoliver les ruelles, les bâtisses et les palais, et autres que cela parmi les œuvres illicites pouvant se réaliser durant ce jour.

Ces œuvres sont illicites parce qu’elles constituent une aide à la pratique des actions blâmables. Et Allâh -Très-Haut Soit-Il- a dit Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression [Sourate El Mê’ida (la Tables servies) verset 02].

Et la norme dans tout cela est que : durant ce jour aucun événement particulier ne devrait se produire, il serait plutôt considéré comme un jour semblable à tous les autres.

 

Après avoir exposé tous ces Textes authentiques et ces preuves claires, celui qui a la moindre foi pourrait-il en douter de l’interdiction (ou de l’illicéité) d’imiter les adorateurs des croix, de s’associer à eux dans leurs fêtes en tout temps et en tout lieu, tout en sachant ce que ces fêtes peuvent dissimuler comme mécréance, perversion et désobéissance à Allâh ?!

 

Ô musulman ! N’as-tu pas trouvé d’autres fêtes que celles qui irritent Le Tout-Miséricordieux et enchantent Satan ; des fêtes qui sont le symbole des gens de mécréance et de tyrannie ?! Est-il judicieux d’imiter une religion légiférée par les prêtres et les moines ?! Ô Allâh assiste-nous ! Et « Louange à Allâh, Seigneur de l’univers ».