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Palestine… le droit perdu !

  • Azzedine Ramdani
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Palestine… le droit perdu !

Par le Cheikh

Azzedine RAMADANI

Traduit de l’arabe par

Aboû Fahîma Abd Ar-Rahmên El Bidjê’î

Relu par Hassan Ben Mouhammed

 

Il n’échappe à aucune personne raisonnable que notre communauté est présentement en train de vivre une situation très pénible, et une atmosphère de chagrin et de tristesse ; elle passe une rude épreuve dont le feu s’intensifie sans cesse.

Ce sang qui coule, tels une rivière et un ruisseau, est celui des musulmans, et cet honneur auquel l’on porte atteinte, en secret et en public, est aussi celui des musulmans, et ces monuments sacrés que l’on dévaste par la démolition et la destruction sont ceux des musulmans ; tout cela en pleine complicité et tergiversation mondiales terrifiantes, dans lesquelles se sont regroupées les haines des détracteurs de l’islam.

De plus, la manipulation des valeurs et des droits des humains est devenue une affaire manifeste, et ce, face à un silence ahurissant de la part des musulmans, auquel se sont accumulées les causes de la déception et de l’humiliation. Silence des musulmans prolongé par la négligence et la légèreté, par un simulacre d’ignorance et par l’oubli. Cela donne l’image comme si les musulmans ne sont pas atteints, dans leurs propres maisons, par une fracassante affliction, que nulle calamité n’est advenue parmi eux, qu’aucune femme d’entre eux n’a pleuré et que point d’objet sacré ne leur a été pillé ! Alors que le devoir consiste, en fait, à ce que les musulmans se dressent à l’unisson, décidés, comme le ferait un seul homme qui se lève, car ils sont comme un  seul corps dont un membre, lorsqu’il se plaint de douleur, tous les autres membres lui portent secours par la veille et la fièvre ; et leur terre est une seule terre, quand ils en perdent un seul empan, ils se précipitent  tous pour le délivrer et le récupérer.

Il n’est pas une chose nouvelle que le monde apprenne ce qui arrive ces jours-ci aux musulmans en terres palestiniennes. Des conquêtes écrasantes et un blocus asphyxiant combiné, sous le regard et l’écoute du monde entier, par les juifs sionistes, frères des singes et des sangliers !

L’affaire palestinienne, comme toutes les autres affaires des musulmans, est une épreuve avec laquelle Allâh éprouve leurs consciences, leurs volontés, leurs biens et leur union. C’est un droit perdu. Les propriétaires ont négligé de le préserver.

Pleure sur une propriété perdue comme pleurent les femmes !

Car tu n’as pas pu la préserver comme le font les hommes !

Le problème des musulmans aujourd’hui n’est pas dans leur nombre, car ils sont tel que le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Vous serez plutôt nombreux ». Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a assimilé ce grand nombre à l’écume d’un cours d’eau, qui est la somme des herbes sèches que le ruisseau arrache et jette sur les bords. Allusion ici faite à la petitesse et la bassesse de cette écume. Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a comparé [ce nombre abondant de musulmans] à cette dernière, tellement leur manque de courage et à cause de leur faiblesse, leur impuissance et leur négligence quant au recours aux vraies causes de la victoire. Parmi elles, il y a le fait que le succès et la puissance de cette nation ne sont que le fruit de sa foi en Allâh, ainsi que l’établissement de sa religion. 

Ainsi, si les musulmans mettraient en œuvre la religion d’Allâh dans leur vie quotidienne, Allâh leur accordera, certes, la puissance sur terre et le triomphe sur leurs ennemis ; Allâh -qu’Il soit Très-Haut- a dit « Allâh a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu’Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M’adorent et ne M’associent rien » An-Noûr (La Lumière) V. 55.

Il fait également partie des véritables causes de la réussite : la préparation des moyens afin de renforcer la puissance des musulmans, tant sur le plan matériel qu’économique, dans le but de pouvoir faire face à leurs ennemis et repousser leur agression, tel qu’Allâh -Très-Haut soit-Il- a dit  « Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi d’Allâh et le vôtre » El Anfêl (Le Butin) V. 60.

Cependant, cette lutte ne pourrait avoir lieu sauf si les musulmans se réuniront tous sous la même parole, au même titre que les mécréants qui ont unifié leur parole pour combattre les musulmans, Allâh qu’Il soit Très-Haut- a dit « Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu’Allâh est avec les pieux » Et-Tewba (Le Repentir) V. 36 ; Ibn Kathîr -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit : « Cela veut dire : comme ils se regroupent quand ils vous combattent, vous, également, réunissez-vous quand vous les combattez, et luttez contre eux à l’instar de leur lutte contre vous ».

Toutefois, la question qui se pose à chaque fois est : la parole des musulmans, aujourd’hui, est-elle unifiée en s’appuyant sur la vérité claire et déclarée, telles que la croyance authentique, la voie saine et la vision juste dans le traitement des affaires qui se renouvellent et celles de l’état actuel ; et ceci en partant des fondements de notre religion épurée qui sont le Livre, la Sounna et le consensus ?

La réponse est que la parole des musulmans n’est pas encore unifiée, et, elle ne le sera point tant qu’il y a dans les rangs des musulmans ceux qui vouent à Allâh le culte d’injurier les compagnons, de prétendre l’infaillibilité des imams et la partialité pour les sectes et les groupes, ainsi que d’autres fausses croyances, pensées et orientations intruses dans la communauté musulmane et dans sa religion.

En outre, il est inévitable aux musulmans de comprendre que les mécréants ne seront jamais tranquilles, qu’ils ne se stabiliseront pas et ne poseront pas leurs armes ni ne cesseront de médire d’eux jusqu’à ce qu’ils renoncent définitivement à leur personnalité, et que leur identité fonde parmi les autres religions égarées, Allâh -Très-Haut soit-Il- a dit « Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à, s’ils peuvent, vous détourner de votre religion. »  El Baqara (La Vache) V. 217.

Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a diagnostiqué le mal, et a éclairci la cause qui fait que les mécréants ne considèrent pas les menaces provenant des musulmans, qu’ils ne se préoccupent pas de leurs réactions qui se limitent aux manifestations populaires, aux protestations verbales et aux réunions inopinées.

La première cause revient au fait qu’Allâh a ôté la prestance et la peur des cœurs des mécréants. L’effroi ne secoue plus leurs couches (ne leur cause plus d’insomnie) ni n’abat leurs citadelles, comme fut le cas aux anciennes époques, tel qu’Allâh -Très-Haut soit-Il- a dit « Vous jetez dans leurs cœurs plus de terreur qu’Allâh. C’est qu’ils sont des gens qui ne comprennent pas. » El Hachr (L’Exode) V. 13, et Il a dit également « Nous allons jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Car ils ont associé à Allâh… » Êl ‘Imrân (La Famille d’Imran) V. 151.

La seconde cause est qu’Allâh met le wahèn dans les cœurs des musulmans. Le wahèn est la faiblesse, l’avilissement, la lâcheté et la déception. En effet, ils sont atteints par tout cela. C’est une description qui leur est propre, de façon véritable et équitable. La raison de cette faiblesse ainsi que sa cause consistent dans l’éclaircissement du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- : « L’amour du bas monde et la détestation de la mort ».

Certes, la parole auprès d’Allâh est inchangée « En vérité, Allâh ne modifie point l’état d’un peuple, tant que [les individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. » Er-Ra‘d (Le Tonnerre) V. 11.

De fait, il n’y a point de moyen pour faire cesser les crimes des traitres, et nulle arme ne pourra repousser les ruses des transgresseurs, si ce n’est par le traitement des causes qui nous ont conduits à l’affaiblissement et la chute. Il faut tâcher de les faire disparaître, et les remplacer par les causes de la victoire et du raffermissement. Car, les causes justes et les droits légitimes ne s’acquièrent pas par la vilenie et la faiblesse, ni par les plumes et les films et ni par les médias et les rêves, mais elle s’acquièrent par le redressement du travers et de la déviation qui se trouvent dans les esprits, de même qu’en réformant les âmes et les cœurs bien avant même de s’enfoncer dans les guerres et les dangers.